‹ Du Bartes en AngleterreChapitre 167 sur 234 · II, Capt., p · texte numérisé non relu

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en faveur de l'hypothèse que Milton aurait lu l'édition de i6i3, dès qu'il aurait su lire. C'est à cette conclusion que s'arrête Dunster. Mais 'ces élég-ies existaient dans un recueil indépendant de l'édition des œuvres de Du Bartas. Ce recueil est porté sur le Stationers Résister sous l'indication suivante : « 27 November, 161 2. Humfreye Lownes, Junior. Entred for his copie under th(e h)and of Master Harison, Warden, a Booke called Lachrymae Doniesticae. A viall of household teares shedd over pnjnce Henryes hearse, bj his highnes fyrst worst Poett and pencioner Josua Sylvester » (vol. iii, p. 5i5, pagination inférieure). Nous avons trouvé à Cambridge une édition qui a les feuilles noircies avec caractères et dessins en blanc, comme celle décrite par Dunster. Elle est sortie, des presses de Humphrey Lownes en 1612 (i).

At a solemn Miisic.

Ce poème ne révèle guère une influence de Sylvester. L'emploi de noise dans le sens de musique est relevé par Dunster. Nous en avons déjà parlé. Diapason dans le sens de harniony est employé par Sylvester comme ici par Milton. La remarque est de Dunster ; elle nous paraît superflue. L'emploi de diapason avec celte acception était assez fréquent. Comparez Greene dans « Maiden's Dreame » (lôgi). « Her sorrows and her

I. Lachrymae Lachrimarum or the distillation of tears. Etc. Il y en a des exemplaires au Brilish Muséum et dans les biblio ihèques, Brilwell et Huth.

tearsdid well accord. Their diapason was in self-same cord ». Burton [Anatomy of Metancholy, 162 1, III. i, II, iii) se sert du mot dans le même sens : « A true correspondence, perfect unity, a diapason of vovvs and wishes as between David and Jonathan ».

L'A llegro

Il est inutile aussi de nous arrêter au mot Cimnierian comme le fait Dunster. Certes Sylvesler s'en est souvent servi, mais il ne faisait en cela que suivre la mode du temps. Milton a pu rencontrer le mot aussi bien dans ses lectures de Spenser (i). Flelcher (2; et Shakespeare (3) s'en servent également.

Les vers sur l'alouette :

« Then to com in spight ol" sorrow,

And at my window bid good morrow » .

ont causé quelques difficultés aux commentateurs. On est tenté de croire que la phrase « in spig"ht of sorrow » est intercalée pour la rime et qu'elle n'a guère de signification. Elle s'explique si l'on peut admettre, ce qui nous paraît assez plausible, que nous avons ici un souvenir de ces vers de Svlvester

1. Tear.^ of t/ie Muses, « Darknesse more than Cymmerians daily nig'ht ». VirgH's Gnat, « Cimmerian shades ».

2. Flelcher : False One. A. v. Se. 4. Ed., Theob., vol. IV, p. i65. lyôi. Voir WartoDj op. cit., p. 4'-

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