La Colombière, Paris, i583, in
4. Rig'oley de Juvig-ny. Ed. de : Bib. de la Croix du Maine et de Du Verdier, t. I, p. 347.
quait. « Barllias », dil-il (i), « est un fort méchant Poëte, et a toutes les conditions qu'un très mauvais poëte doit avoir en l'invention, la disposition, et Télocution. Pour l'invention chacun sçait qu'il ne l'a pas, et qu'il n'a rien à luy, et qu'il ne fait que raconter une histoire, qui est contre la poësie, qui doit envelopper les histoires de fables, et dire toutes choses que l'on n'attend et n'espère point (2). Pour la disposition il ne l'a pas non plus car il va son grand chemin et ne suit aucune règle establie par ceux des anciens qui ont escrit. Pour l'élocution elle est très mauvaise, impropre en ses façons de parler, impertinente en ses métaphores... »
Malgré cette critijque, la plus sévère de toutes celles que l'on rencontre avant le dix-huitième siècle, Du Bartas jouit d'une haute réputation à la fin du seizième.
Dans les premières années du siècle suivant, l'opinion demeure assez favorable à Du Bartas.
Sammarth (3)s'exprime ainsi, au sujet de la Prem/ere Semaine : « poema de mundi primordiis, Hebdomadis nomine inscriptum, quanta non alius in Gallia liber cum admiratione et applausu legitur passim. et celebratur ».