‹ Du Bartes en AngleterreChapitre 20 sur 234 · Perron iana, Genève, 1669, p. 3o · texte numérisé non relu

Perron iana, Genève, 1669, p. 3o

2. On peut s'imag-iner l'étonnement qu'auraient éprouvé les hug-uenots franrais, comme les puritains ang-Iais, si jamais Du Bartas s'était permis, « d'envelopper de fables » l'histoire de la création du monde.

3. Gallorum doctrina illustr'mm <jui /losfra patrumque niemorin floriiprunt, 1602.

Aug"uste Costé, dans l'édition des œuvres de Du Bartas (i6o3), parle de lu Semaine comme d'un « ouvrag-e merveilleux que la rag-e du temps ne pourra renverser par la suite des ans ». Il adresse à Du Bartas un élog^e de plus de cent cinquante vers. L'éditeur de cette édition est sûr que le poète sera chef d'une école nombreuse. André Mage (1608) (i) dit que Du Bartas « peint au vif, d'un crayon divinement humain » ; Guérin (1608) dans la Préface de La Penthée (2) parle des « singes » qui ont voulu « paraître sur le théâtre de l'immortalité parmi les esprits relevez tels que Ronsard, Du Bellay et Du Bartas » ; Deimier (3) reconnaît que Du Bartas a fait de beaux vers, mais il critique assez souvent chez lui la langue, les licences poétiques, etc. ; Salomon Cerlon, dans un poème élogieux, exagère tous les défauts de son maître et, dans l'espace de cent vers, n'a pas moins de vingt mots composés, tels que : terre-nés, cache-baleines, croule-ciel, portefruicts, et sonne-pieds. Il ne lui suffît pas de le louer, il veut aussi l'imiter.

En 1611, Simon Goulard peut dire de la Première Semaine (4) :

« La première semaine, en tout lieu tant prisée, A, comme un vif soleil, esteint mille flambeaux, Qu'autrefois on tenoitpour infiniment beaux, Et qui ne servent plus que de vaine risée... »

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