‹ Du Bartes en AngleterreChapitre 192 sur 234 · I. Genesis, IV, i4. « Upon thy belly shah thou g-o », etc · texte numérisé non relu

I. Genesis, IV, i4. « Upon thy belly shah thou g-o », etc

de Caedmoii qui a été souvent cité au nombre des sources où il a puisé. A vrai dire, il ny a que bien peu de ressemblances entre la version miltonienne et celle de son pseudo-modèle anglo-saxon. Pour Caedmon le motif premier de la tentation, c'est la jalousie de Satan : cependant quand ce dernier monte sur la terre pour tenter l'homme, cestàAdam qu'il s'adresse tout d'abord et ce n'est qu'après avoir été repoussé par lui qu'il songe à Eve : (i)

« Heturned him wroth of mood To where he saw the wpman » . .

Après avoir longtemps résisté, Adam finit par se laisser convaincre par Eve. Il ne se sacrifie pas ; il cède à la tentation ; sur quoi Satan se réjouit et dévoile à Adam et à Eve le châtiment dont ils seront frappés.

Nous ne pouvons guère supposer que c'est de Sylvester que Milton a pris l'habitude de jouer avec les mots et de se servir de termes techniques. Si Milton avait écrit le Paradis Perdu dans sa jeunesse, au moment où il lisait Sylvester^ nous aurions pu admettre cette mauvaise influence. Mais lorsqu'il l'a écrit, il avait lu bien des auteurs aussi coupables que Sylvester du fait de forger des jeux de mots et d'employer des termes techniques. Milton en a qui ressemblent beaucoup aux jeux de mots de Sylvester, mais ils pouvaient

I. Caedmon, Metrical parapfn'aae of parts of the holij Scriiitures in Anylo Sa, eut}, London, 1882, in-/|. Chant X, p. 'd'à.

ressembler à ceux de n'importe lequel des poètes de l'époque. Le jeu de mots suivant :

« 0 Eve., in evil hour tliou didst give ear To that false Worm » (1)

rappelle immédiatement

« 0 Lot (alas !) ^A•hat lot hastthou elect ? » (2)

Les calembours sur l'artillerie des ang-es dans le Paradis Perdu appartiennent plus au style de Sylvester qu'à celui de Milton. Les exemples que nous donnons à la pag'e 224 prouveront que Sylvester n'était pas Sf'ul à faire de ces enfantillages et qu'il n'est probablement que peu responsable de la présence de ce défaut chez Milton.

On rencontre dans le Paradis Perdu des expressions que Sylvester a pu apprendre à Milton comme :

« Poudred with stars » (3).

Cf. « Poudred with Stars sti^eaming with gloriousLight » (4). « With glistring Stars imbost and poudred rich » (5).

Notre étude des poèmes de sa jeunesse renferme la plupart de ces expressions.

A tout prendre, linfluence de Sylvester sur le fond comme sur la foinie de l'œuvre la plus considérable

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