‹ Du Bartes en AngleterreChapitre 193 sur 234 · II, Colum, p · texte numérisé non relu

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de Milton, nous paraît si lointaine, si souvent incertaine, que nous nous demandons où se trouvent les « nombreuses et belles pensées » (i) qu'il aurait dérobées à son prédécesseur. La carrière de pleine maturité de Milton est bien indépendante des influences que nous avons admises en ce qui concerne ses œuvres de jeunesse.

Certains critiques, se refusant à admettre toute influence directe de l'œuvre de Du Bartas, seraient disposés à convenir que ce fut ce poème qui ouvrit à Milton les perspectives de la poésie sacrée.

En parlant de l'œuvre de Du Bartas, envisagée dans son ensemble, nous avons fait ressortir l'influence qu'elle avait pu exercer sur l'orientation de Milton vers la poésie sacrée. Mais il ne faut pas oublier que tout poussait Milton vers ce genre littéraire : le milieu dans lequel il était né, son éducation, l'époque où il a vécu, son caractère. Il ne convient donc pas d'exagérer outre mesure le rôle de Du Bartas. Milton a In la traduction de Du Bartas comme il a lu beaucoup d'œuvres de même nature, parce qu'il y trouvait exprimées des idées qui lui souriaient déjà et qui, par la pente naturelle de son esprit, devaient devenir chez lui des convictions fermes; mais ce n'est point d'ailleurs à cette traduction plus qu'à toute autre a-uvre profane, qu'il faut attribuer le mérite d'avoir fait de Milton un des plus grands poètes sacrés.

I , Ltiuder, oyy, cit .

Ashton 20

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