La Penthée, 1608, in
3. Art poétique, 1610, p. 7, p. i^p, t\ passim. 4 Du Bartas. In-f., ifni.
C'est, pourtant, vers cette époque qu'on commence à entendre autre choses que des louanges à peine atténuées par de rares critiques. Isaac Casaubon parle encore de Du Bartas avec admiration (i), mais nous apprenons dans La Satyre du Temps à Théophile (2), qu'il y a des « rimeurs, hastards de la fortune » qui disent que Bartas
(( La terre avec le ciel amoncelle en un tas Qu'il veut parler de tout, et que sa poésie Est aujourdhuy sans plus toute rance et moisie ».
Colletet père nous dit : « en effet le style de du Bartas passe parmi les intelligences pour un style enfté et bouffi, mesme raboteux, dur et qui fait autant de bruit dans la lice des muses que ce chariot de fer de Salmonée fbrsqu il passoit sur un pont d'airain ». Mais il aime trop Du Bartas pour ne pas exprimer son idée personnelle : « Du Bartas estoit un des plus forts génies qu'ait jamais produit l'empire des belles lettres... » Colletet trouve, par conséquent « qu'il est très digne de cette haute réputation que ses doctes écrits luy ont acquis par tout le monde d'estre le prince des poètes chrestiens ».
Mais la réputation acquise n'a pas été conservée, et, vers la fin du dix-septième siècle, on trouve fort peu d'éloges à l'adresse de Du Bartas.
1. « Vincilur igitur Bartasius, sed a tiarlasio ; ceterum admirahilis nihil omnius po'ta est, et mag-nl haberi ab omnibus meretur ». Casauboniaiia MSS. a Jo. Chr. Wolfio, Hambourg-, 1710, in-f., p. 33.