‹ Du Bartes en AngleterreChapitre 22 sur 234 · Anonyme, i^yon (?) iGrQ · texte numérisé non relu

Anonyme, i^yon (?) iGrQ

Des épilhètes tirées de ses poèmes sont encore recueillies et nous sont présentées comme des modèles dans le Grand Dictionnaire des Rimes de Pierre Delamore (r). Plus tard, en 1692, Barbin insère dans son Recueil de poésies choisies {2), VHijjnne de la Paix et le sonnet qui commence ainsi : « Envieuse nature hé pourquoi caches-tu ? » Il nous donne en même temps une courte biog-raphie qui n'ajoute rien à celle de De Thou.

En 1664, Sorel (3) reconnaît que dans la Semaine « il y a des marques d'un beau feu d'esprit parmi quelques rudesses de style » ; il ne lui semble pas que Du Bartas mérite de retenir d'avantage son attention. Teissier (4), eni683, n'a rien à ajouter à De Thou, sauf quelques mots de Scalig-cr et de Rapin. Quelques lignes de ce dernier nous feront comprendre ce que Du Bartas a pu perdre de sa première popularité. Pour lui, Du Bartas fet Ronsard) sont des poètes qui « voulurent s'élever » et « qui devinrent barbares »... « Du Bartas et Ronsard », dit-il, « ont eu tout le génie dont leur siècle estoit capable mais comme les poètes françois estoient pour la pluspart ignorans ils affectèrent l'un et l'autre de faire les sçavans, pour se distinguer du commun... Du Bartas s'est rendu ridicule à vouloir imiter Horace et Pindare dans « l'inven-

1. Viollet le Duc, Bib. Poét. Nous n'avons pas pu trouver un exemplaire de ce diclionnaire.

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