Elof/Pii ftes Sara/)s, 4^ éd., 1715, 1. IV, p
lion » des « mots nouveaux el composés » (i). On commence, donc, à la fin du dix-septième siècle à trouver Du Bartas « ridicule ». Le mot est important, car c'est par le ridicule que tout ce qui reste à Du Bartas de son ancienne réputation lui sera enlevé dans les siècles suivants.
A la fin du dix-septième siècle, Du Bartas a complètement perdu la place qu'il occupait parmi les poètes français. Il avait perdu celle qu'il occupait parmi les grands poètes, à une date bien antérieure, puisque Malherbe ne l'a pas trouvé digne de son attention (2). Si nous nous en rapportons à la bibliographie de ses œuvres, en même temps qu'à l'opinion exprimée dans la littérature du seizième et de la première moitié du dix-septième siècle, nous pouvons croire que, vers 1085, Du Bartasjouit d'une très grande réputation (3). Cette réputation va en grandissant jusque vers 1608, époque à laquelle elle atteint son apogée. Ensuite et jusque vers l'aniGiô, elle diminue. Après cette date la vogue de Du Bartas est épuisée. Pris de regret pour les
i. Réflexions sur fa Pop'fif/tie. Générales XXX, Parliculières XVI, XXXIII.
Relevons la mention suivante dans Le Roman Boiirf/eois, de Furelière.
« Catalogue des livres de Mythophilacte... Apologie de Saluste du Bartas et d'autres poètes anciens qui ont essayé de mettre en vogue les mots composez ; où il est monstre que les François, en cette occasion, n'ont esté que des pagnottes en comparaison des Grecs et des Romains, par l'exemple d'Aristophane, de Plaute, et d'autres autheurs » (Edition Garnier, in 16, Paris, s. d., p. 3o4).