Paris
2. Goujet, liih. franc., nu Ili^t.tAtt. de la France . Paris, 1740, t. XIII, p. 8o5. Saint-Marc, Xotet: sur /'édition de Boi/eau, 1747. l.III, p. 3o.").
nulle part ailleurs une imaginalion plus élevée, plus vive, mais en même temps plus vaste, plus inégale, et plus déréglée, si ce n'est peut-être dans les poèmes de l'Arioste et de Miltou. Son style est sans contredit extrêmement vicieux... Lue justice qu'on doit lui rendre c'est que ses vers, malt? ré leurs défauts, sont communément beaucoup plus harmonieux que ceux des autres poètes du même âge ».
Moreri (i) suit principalement Du Perron. Il ajoute en parlant de la Première Semaine : « On y trouve pourtant des défauts, sans parler de l'enflure et de l'obscurité de son style, semé de mots barbares ».
Mentionnons encore une note de Falconnet dans La Bibliothèque de la Croix du Maine et de Du Verdier, note écrite vers 1 772, et nous aurons tout dit sur l'opinion du dix-huitième siècle touchant Du Bartas : « qui ne se moquerait en eff'et du Roi des lumières, Duc des Chandelles, des Coursiers d'Eole et d'autres expressions aussi ridicules (2) dont il croyait embellir ses compositions? Cependant il a été imprimé in-folio. Il a trouvé un traducteur latin et il occupe encore sa place dans les grandes bibliothèques ».
A la fin du dix-huitième siècle les œuvres de Du Bartas ne servent donc plus qu'à garnir les bibliothèques.