‹ Du Bartes en AngleterreChapitre 27 sur 234 · Hist. de la lift, franc., i863, t. I, p. 3i · texte numérisé non relu

Hist. de la lift, franc., i863, t. I, p. 3i

2. Hist. de la litt. et des mœurs pendant la prem. moitié du XVI 1^ siècle. Paris, i858, p. 69.

poète ». Il loue son énergie et son élévation, mais ajoute qu'il se niépiil complètement sur les conditions du goût (i).

Géruzez (2) dit que Du Barlas « s'arrog-ea le droit de redoubler la première syllable de certains mots ». Il n'est pas seul à lui adresser ce reproche. Cependant c'est Ronsard qui a imaginé— tout en Pemployantfort rarementd'ailleurs (3) — ce redoublement dontDuBartas a abusé. Géruzez reconnaît que « malgré ces travers Du Barlas mérite quelque considération par

l'élévation soutenue de ses sentiments, par la noblesse de ses pensées, par ses efforts constants, quoique souvent malheureux, vers la grandeur ».

Philoxène Boyer (4) met en évidence les qualités de Du Barlas sans se ranger de son côté. Il s'efforce d'être juste envers lui, mais il est forcé de reconnaître que Du Barlas est « aux g-émonies de l'oubli » ; il ajoute que ce n'est pas lui qui essayera de l'en tirer. Il plainl sa généreuse audace, cause de ses défauts de langue ; il cite de beaux extraits et essaie de relever un peu son nom, « d'accorder une pieuse aumône de reg-rets à ce g-énie qui est tombé dans le sillon enflammé des Phaelons et des Icariés ».

Une année plus lard, Saint-Marc (iirardin passe

1. Le reproche que lui fait Robiou avec beaucoup d'autres critiques, de s'être permis de se servir de noms mytholog'iques dans un poème chrétien, s'applique également à Milton.

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