Poètes [ran{:., de Crepet, 1861, t. H, p
Ashton 4
Du Bartas complètement sous silence en parlant de la poésie du xvi^ siècle (i;, et cela tout en traitant de « L'épopée chrétienne en France » à cette époque. La Revue d'Aquitaine de la même année que l'étude que nous venons de mentionner publie un essai de réhabilitation qui, tout en exposant loyalement les défauts du poète, prouve de façon bien nette qu'il a droit à autre chose qu'au seul ridicule. L'auteur réclame pour Du Bartas la justice due par la postérité à tout écrivain.
Demog-eot (2) parle de Du Bartas comme d'un poète qui trouva moyen d'exagérer le faste pédantesque de Ronsard, et qui enfanta une véritable encyclopédie poétique où n'entre rien moins que l'univers ; il rapporte « qu'on a dit avec esprit que... [La Semaine]... est la création du monde racontée par un Gascon ». Il ajoute, cependant, qu'avec « ses grands mots et ses interminables descriptions, Du Bartas a de la verve, des idées nobles, un enthousiasme vrai et communicatif ».
Darmesteter (3) jug-e Du Bartas « tendu et toujours guindé ». « Il manque d'ailleurs de g-oiit », dit-il, <( sa langue est souvent provinciale et gasconne, comme ses rimes ». Il note des pages qui se lisent encore avec intérêt, mais les plus beaux passages de la Semaine « ne sont pas vraiment supérieurs ». Ce critique met la Judith au-dessus de la Semaine pour son