‹ Du Bartes en AngleterreChapitre 29 sur 234 · Le XVI^ siècle en France. Paris, 1878, p · texte numérisé non relu

Le XVI^ siècle en France. Paris, 1878, p

style vif et animé, qui n'a pas encore pris le ton solennel et grave que l'auteur ne quitte plus dans cette dernière œuvre.

Dans un ouvrage (i) publié la même année que celui que nous venons deciter^ Godefroj remarque que « Notre époque qui est si disposée à reconnaître tous les genresde méritelittéraire, et quelquefois à les surfaire, a été moins favorable à Du Bartas qu'à Ronsard ». Il rappelle à ses lecteurs la fécondité, la souplesse de talent du poète, et ses efforts pour diriger notre muse v€rs des sujets plus sérieux et plus graves. Il fait remarquer également que Du Bartas n'avait pas, comme son rival Honsaid, la liberté de se consacrer exclusivement à la muse. Ce critique trouve que Du Bartas a été très surfait de son vivant; il explique ce fait par la faveur naturellement partiale dont il a joui auprès de ses coreligionnaires, qui se firent un point d'honneur de le porter jusqu'aux nues. Cette explication, donnée pour la première fois par Colletet (2), et reproduite souvent depuis, n'est qu'une demi-vérité.

Nous ne dirons rien des observations de M. Allais (3) qui ne diffèrent pas de celles de Sainte-Beuve, et nous aborderons sans plus larder l'étude consacrée au poète dans l'histoire monumentale de M. Petit de Julleville, œuvre qui restera l'expression de la

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