‹ Du Bartes en AngleterreChapitre 47 sur 234 · Grosart. SylrefttPr^s Workif, Mem. Intro., p. XXXIII · texte numérisé non relu

Grosart. SylrefttPr^s Workif, Mem. Intro., p. XXXIII

not to be heard in France till tlie aulhor of Ihe Contemplations and the Châtiments began to sint^.... Had he. like the lig-hler singers of our lime, written short pièces, he would almosL certainly hâve producedsome whose unaliojed beauly would hâve saved him as Belleau and Du Bellay hâve been saved. But vast Scriptural epics need a Milton to maintain them at a safe distance above the waters of oblivion : and Du Bartas, thoug-h undoubtedly Millon's creditor, was scarcely Milton's equal ».

M. Saintsbury est certainement le plus indulgent des critiques modernes qui se soient occupés de Du Bartas et de Sylvester. Nous donnons ailleurs le jugement de M. Thomas Seccombe. Commela citation que nous lui empruntons, exprime sa dernière manière de voir sur Sylvester, nous ne nous arrêterons pas à son article du Dictionanj of National Biography {}).

Nous terminerons nos citations par le passage suivant de Dowden :

« Du Bartas isalways copious, sometimes brilliant, sometimes majestic : but labouredand rhetorical description, never ending and still beginning, fatigues the mind ; an encyclopaedia of the works of création weighs heavily upon the imagination, we sigh for the

arrivai of the day of rest To read his poems now,

notwithstanding passages of vivid description and

I. Et dans Thf A<jc of S/iakpspfctrf, Londres, 1904, 2 vols. I, pp. 84, 212. Nous ne nous arrêtons pas non plus aux articles dans VEnrijrlopaedia Britannica. Voir ; {a) Bartas, {h) Provençal Literature, (c) France : — Literature.

passages of ardent devotional feeling" would need rare literary fortitude (i).

Les lignes qui précèdent traduisent l'opinion qui prévaut actuellement en Angleterre sur Du Bartas(2). Elle ne diffère guère, semble-t-il, de celle des critiques français contemporains.

Le résultat de notre examen de l'opinion anglaise sur Du Bartas nous a légèrement surpris. Nous partagions lopinion très répandue que Du Bartas avait joui de sa renommée beaucoup plus longtemps en Angleterre qu'en France. Nous n'avons rien trouvé pour corroborer cette opinion. Si Du Bartas étaitconnu en Angleterre avant la publication de l'édition de i6o5des œuvres de Sylvester, ce n'était que par l'élite de la société. On ne peut pas dire en tout cas qu'il avait une véritable renommée en Angleterre avant sa mort. C'est parce que sa réputation s'est établie plus tard, qu'on a pu s'imaginer qu'elle y avait eu plus de durée qu'en France.

Mais examinons les faits. Nous avons déjà évalué la durée de la popularité de Du Bartas en France à un demi-siècle (1578-1632). C'est à l'apparition de la première édition à peu près complète de la traduction de Sylvester (c'est-à-dire en i6o5) que Du Bartas com-

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