‹ Du Bartes en AngleterreChapitre 49 sur 234 · La Semaine. I, 2, v. 3o · texte numérisé non relu

La Semaine. I, 2, v. 3o

Si nous insistons sur l'accueil que cet ouvrage obtint auprès des Puritains, nous sommes aussi loin de penser que ce succès ne fut dû qu'à eux, que nous l'étions d'attribuer la popularité de Du Bartas en France aux seuls Huguenots.

On a reproché à Du Bartas d'avoir dressé dans son poème de vrais catalogues de merveilles. Ce n'est pourtant pas par ce côté, peut-être, qu'il a le moins plu à ses lecteurs. Sans doute le goût des voyages de découverte qui caractérisa le règne d'Elisabeth devait s'éteindre peu à peu sous Jacques V", mais ce n'est pas en l'année i6o5 qu'on pouvait avoir oublié un des plus glorieux titres du règne qui venait de se terminer. Qu'on veuille bien se rappeler les paroles de Panthino dans The Two Gentlemen of Verona.

« He wonder'd that your lordship Would sufler him to spend his youth at home, While othermen, of siender réputation, Put forth their sons to seek preferment oui : Some to the wars, to try their fortune there ; Some to discover islands far away » (1).

Tout le monde ne pouvait pas voyager et ceux qui restaient^ se consolaient sans doute en lisant le récit des voyages d'autrui. Dans ces conditions, l'énumération d'animaux aux propriétés remarquables et les anecdotes non moins merveilleuses qui remplissent l'œuvre de Du Bartas pouvaient bien offrir un certain intérêt. Les critiques qui reprochent à Sylvester de

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