‹ Du Bartes en AngleterreChapitre 55 sur 234 · Then was the fault that so it fell not out · texte numérisé non relu

Then was the fault that so it fell not out

C'est à l'école du Docteur Saravia que Sylvester a fait les études de français qui devraient plus tard lui permettre de traduire Du Bartas et de se faire une célébrité.

On supposerait volontiers que ses voyages, rendus

I. A Funeral Elégie to My Révérend Friend, M. D. Hill. In pious memory of... fus wife flate Widow of D^ Hadrianus Sarario. Derpa>ted). Ed. Sylvester, in-f., lô^i, p. Sgy.

nécessaires par sa qualité de marchand, lui auraient permis de perfectionner en France les connaissances acquises à l'école : pourtant dans une dédicace à son oncle William Plumb, il dit : « I hâve never been in France, whereby I mighl become so absolute » (c'està-dire, capable de bien traduire les œuvres de Du Bartas) (i).

Robert Ashley (2) nous donne, sur Técole de Saravia, des détails intéressants. Il nous dit que le nombre des élèves y était limité à une vingtaine (« sixteen or twenty youths ofg^ood family^ who lived with him »). Le renseig-nement suivant est encore plus intéressant : « It was a rule ail should speak French ; he who spoke Eag-lish, though only a sentence, was obliged to wear a fool's cap at meals, and continue to wear it till he caught another in the same fault ».

Sylvester demeura à l'école de Southampton pendant les années id-]'6-id-j6, car c'est à cette dernière date que le docteur Saravia quitta l'Ang-leterre pour Leyde. La règle concernant la conversation française explique suffisamment les vers (2 et 3) ci-dessus. Sylvester regrette (v. 12) de ne pas avoir continué ses études à Oxford, à Cambridge, ou même à Leyde (v. i3).

Le futur traducteurde Du Bartas quitta l'école avant l'âge de treize ans et ce fut le regret de toute sa vie. Il adresse les vers suivants à Abbot, archevêque de Canlerbury :

I. Payne Collier. A bibliograp/iital Accoiiiil <tf the Itarest books in the English Languaye, London, i8G5. a MS mémoires d'après Grosart.

« My Wit, iveak Orphan, wearied loo-too-young Front Pallas' Brest, and too-loo-Truant-bred (Not, as too wanton, but too wanting) led From Arts, to Marts [and Miseries among) Rad else perhaps [besides du Baiîtasi sung

Some native Strains the gravest inig/i/hove read ;

And (0 your Grâce now gratehj tendered

Some fitter Sound than This rude Bell hath rung (1).

Mais si la vie scolaire dé Sylvester s'est terminée si tôt, il est évident qu'il a continué néanmoins ses études de lang'ues, soit chez son oncle, soit en voyageant comme marchand. Anthony Wood nous dit, en effet : i( They tell us farther... that he was adorned with the gift of tong'ues French, Dutch, Italian and Latin (2) ». John Vicars parle dans le même sens de Sylvester :

« Adornèd with the Gift of Gods good Spirit : I niean the Gi// of Tongues ; French, Spanish, Dutch, Italian, Latin. As thy Selfe, few such : But, for thy Natlve-English, of most Merit » (3).

De 1076 à 1590, nous ne savons presque rien de Sylvester. Il était à celte époque, peut-être, déjà employé par la compagnie des marchands-aventuriers. D'après son poème The Woodnian s Bear il visita bien des fois les grandes villes vers l'année 1087 (4)

1. A Hymnof Alms or The Beggars Bell. Ed. 1641, ia-f.,p. 5i3.

Page 1