I. The Furies. II. Sem., p
nous ne sommes pas en présence d'une interpolation, qui introduirait dans la traduction les impressions et les souvenirs de Sylvester. Mais il suffit pour écarter une telle supposition de reproduire les vers de Du Barlas qui correspondent à un des passages précités (i).
« Si vous ne coulez plus ainsi que de coustume
Et sans peine, et sans art, ô saincts vers de ma plume : Si le Laurier sacré, qui m'ombrageoit le front, Esueillé se flétrit : et si du double Mont Où loin de cest Enfer vostre Vranie habite. Ma Muse à corps perdu si bas se précipite : Accusez, ô saincts vers, le souci mesnager, Dont la dent nuict et iour commence à me roger : Accusez la douleur de mes pertes nouuelles ; Accusez mes procès, accusez mes tuteles.
Voilà le contrepoids qui tire, violant, En bas les plus beaux soins de mon esprit volant La gresle de mon champ : les poignantes espines, Qui estoufent en fleur les semences diuines Qui germoyent en mo ame » (2).
Si l'on veut tirer des œuvres de Sylvester des indications sur sa vie la citation suivante de Monodia^ poème qu'il écrivit à la mort de « Dame HelenBranch » (1694) nous renseignera mieux que tout ce qu'on a pu lire plus haut :
« And you my private cares (although the cause Of your dispaires doe never, never pawse) Pawse you a little, and give leave a-while, 'Mid publike griefs my private to beguile ;