‹ Du Bartes en AngleterreChapitre 68 sur 234 · II, Cotonics, p. H · texte numérisé non relu

II, Cotonics, p. H

rons convaincu que Sylvester fut un fervent patriote, que l'exil lui fut pénible, et (|u'il aurait pu, en effet, intercaler les vers ci-dessus : mais il s'est contenté de les traduire.

Sylvester était bien prépai'é, croyons-nous, par son genre d'esprit et ses études à rendre dans sa langue maternelle une œuvre comme celle de Du Bartas. Il s'était suffisamment familiarisé avec l'étude du français, ce qui constituait la première condition pour traduire son auteur. Il possédait de plus une connaissance profonde de l'Ecriture sainte ; il avait la même piété sincère, le même patriotisme ardent que son modèle (i). A ces qualités s'ajoutaient des connaissances générales assez étendues, ce qui était essentiel pour apprécier la ASe/z^aiV^e. II fallait au plus au traducteur de Du Bartas l'amour de la nature et le talent descriptif. Aucun de ces éléments ne nous semble avoir manqué à Sylvester, ce modeste admirateur du poète français. Nous espérons montrer, par une étude plus sérieuse de sa traduction qu'il a su tirer de ces éléments un résultat qui mérite mieux que le sarcasme ou l'oubli.

I. Voir : Lin>.< of f/w f'oe/s.'l'hcophUus Cibbcr. \o\. I, I^ond., 1753. Brit. Mus. (10O6 f. 22), p. 143. (( He was not more celebrated for his poetry than his exlraordinary private virtues, liis sobriety and sincère aUachment to the dulies of religion. He was also remarkable for his fortitude and resolution in combattino' adversitv... », elc

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