Op, rif
S. They ceasing, sung ; they singing, ceased still :
DB. Là regnoit la Musique, «t tousiours sur la riue
S. There Musick raign'd, and ever on the plain,
DB. Vn doux bruit secôdait, la voix et morte et viue » (1)
S. A sweet sound raisd the dead-live voyce again (2).
Il nous aurait été possible de multiplier des citations aussi favorables au traducteur que les vers qui précèdent, mais nous lui ferions la part trop belle si nous ne faisions choix que de passasies où il semble avoir été particulièrement exact, (choisissons de préférence ceux qui ont été admirés dans l'oeuvre même de Du Bartas, et jugeons le mérite de Sylvester sur sa façon de rendre ces passages en Anglais.
Voici, entre autres, un passage qui a été reproduit par MM. Darmesteter et Hatzteld (3).
« Tandis la saincte nef sur leschine azurée Du superbe Océan nauigeolt asseurée :
Bien que sans mast, sans rame et loin, loin de tout port Car l'Eternel estoit son Pilote et son Nort. Trois fois cinquante iours le gênerai naufrage Degasta l'Vniuers : en fin d'vn tel rauage L'immortel s'esmouuant, n'eut pas sonné si tùt La retraite des eaux : que soudain flot sur flot Elles gaignent au pié : tous les fleuues s'abaissent : La mer r'entre en prison : Les montaignes renaissent, Les bols monstrent desia leurs limonneux rameaux : la la campagne croist par le descroit des eaux. Et bref la seule main du Dieu darde-tonnerre