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dans laquelle on trouvera les efforts de Sylvester pour rendre l'harmonie iniitalive de Du Bartas. En voici une du rossig'nol où il v a moins d'enfantillag'es :
« Mais tout cela n'est rien au pris de tant d'accords, Que Philloniele entonne en vn si petit corps, Surmontant en douceur l'harmonie plus douce, Qui naisse du gosier, de l'archet, ou du pouce.
0 Dieu, combien de fois sous les feuilleus rameaus Et des chesnes ombreus, et des ombreus ormeaus, l'ay tasché marier mes chansons immortelles Aux plus mignars refrains de leurs chansons plus belles.
Il me semble qu'encor i'oy dans un verd buisson D'un sçauant Rossignol la tremblante chanson : Qui tenant or la taille, ores la haute-contre, Or le mignard dessus, or la basse-contre, Or toutes quatre ensemble, appelle par les bois Au combat des neuf Sœurs les mieux disantes vois. A trente pas delà, sous les feuilles d'vn Charme, Vn autre Rossignol redit le mesme carme : Puis voulant auec luy pour l'honneur estriuer, Chante quelque motet pourpensé tout l'hyuer.
Le premier luy réplique, et d'un diuin ramage Aioute à son doux chant passage sur passage Fredon dessus fredon : et leurs gosiers plaintifs Despendent toute l'aube en vers alternatifs, Mais souuent le vaincu porte si grande enuie A l'honneur du vaincueur, qu'il pert et voix et vie, Tout en mesme moment : et le ioyeux vaincueur Est des autres prisé comme maistre du chœur
Sur la pointe du iour, d'vn chant plein de délices Il enseigne la game à cent gentils nouices ; Et puis les conoissant dignes d'vn plus haut son, Il leur baille, sçauant, quelque obscure leçon.
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Que verset par verset, studieus, ils recitent.
Et la bouche niaistresse exactement imitent » (1).
Il nous semble évident que la tendance à rendre plus populaire sa traduction, et par suite même à simplifier la forme de Du Bartas, explique sBule les diverg^ences, très légères d'ailleurs, qu'on peut relever entre l'original et la traduction. Que Sylvester ait apprécié toute la portée du morceau qu'il traduisait ses vers le font suffisamment sentir.
« But, Thèse are nothing to the Nightîngate. Breathing so sweetly from a brest so small, So many Tunes, whose Harmony excels Our Voyce, our Violls, and ail Musick els. Good Lord ! how oft in a green Oaken Grove, In the cool shadow hâve I stood and strove To marry mine immortall Layes to theirs, Rapt with delight of theirdelicious Aiers ! And (yet) methinks, in a thickthorn I hear A Nightingale to warble sweetly, cleer.
One while she bears the Base, anon the Ténor, Anon the Treble, then the Counter-Tenor : Then ail at once ; (as it were) chalenging The rarest voices with her self to sing. Thence thirty steps, amid the leafie Sprayes, Another Nightingale repeats her Layes, JustNote for Note, and adds some strain at last, That she hath conned ail the Winter past : The first replyes, and descants there-upon ; With divine warbles of Division, Redûubling Quavers ; And so (turn by turn) Alternatly they sing away the Morn :