‹ Du Bartes en AngleterreChapitre 9 sur 234 · Voir la Bibliographie à la page · texte numérisé non relu

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2. « As your Majestie, Sir, afler youraccustomed andvertuous manner, was somlirae discoursing at Table with such your Domestiques as chanced to he allendant : Il pleased Y. H. not onely lo esteeme the peerlesse slile of ihe Greek Ilomer and the Lalin Mrf/i/ to he inimitable to us (whose tongue is barbarous and corrupted). But also to alledge (partly ihorow delight your M. tooke in the Haughtic stile of ihose most famous writers and partly lo sound the opinion of olhers) that also the lofty Phrase, the i,^rave inditement, the facund terjns of the French Salu.st (Ibr Ihe like resemblance) could not be foUow^ed nor sufficienlly expressed in our rude and impolished Euglish language ». Si/lrester. Londres, 1O41, in-f, p. 34i.

3. Teulci, Papiers d'Etat, t. II, p. 923-924. Michel, Oyj. cit.

restée en niaiiuscril jusqu'en 1902. a été publiée par M. Robert San^ster Rait(i). Elle ne porte malheureusement pas de date^ mais il nous semble très probable qu'il jest question de la visite de 1087, puisque le roi V invite Du Bartas pour le mois de mai, date probable de sa visite, et lui indique la route qu'il a suivie. Voici la lettre :

« Alexandre le grand ayant été informé de la grande uertu et sagesse de Diogenes philosophe cinique en fut tellement rauy qu'il ne se sceut contenter iusques tant qu il eut communiqque auec lui, estimant d'aquerir non la moindre partie de contentement et renommée en se faisant < oculatus testis » des singulières uertus de ce susdit personnage.

La pareille occasion de rauissement, ô très illustre poêle, m'estant ministrée par la lecture de mon Homère (car de mesme façon il me sers des menusfruicts de vostre admirable muse comme ce susdit conquereur des Iliades) que iay esté agité de deux fortes passions d'un mesme instant, à scauoir, iuste Douleur et insatiable Désir : Douleur que ce pais n'a esté si heureusement fertile que d'auoir produit un tell' colosse ou piramide triomfale, triomphant urayement sur le monde d'un triomfe éternel!, pour auoir le premier mis en œuvre, et le seul puisé profondément iusques au fonds ce diuin subject chantant poétiquement la création et conservation aussi bien du grand

I. Lusus lïeffius : Westminster, 1901-2. British Muséum ; K. T. C. 3g.6i5.

monde que du microcosme par la sa§-e puissance el soigneuse prouidence du tout puissant créateur, mais quant à l'extresme Désir, il me pousse sans cesse à l'imitation de ce Douleur du monde que comme iournellement i'oy le chant de l'Uranie il puisse une fois obtenir la ueue de son fidelle secrétaire.

N'estimes, ô Saluste, qu'en usant ces epithetes enuers uous il me ueuille seruir de la faulse flatterie ains du deu et uray louange de la uertu, le hault louange de laquelle ne doyt estre passée en silence habitante en personne quelquonque : et comme chacuns désireux de noir le pourtraict de ceux qui ont surpasse le monde en quelque insigne uertu, d'autant qu'ill le remett en mémoire des uertus si louables de mesme, ayie un ardent désir de ueoir le palais de la Muse urayement céleste, puis que null mortel ne peut ueoir l'hosl, pour ceste cause ie uous escrips ceste présent. Je uous prie donques très affectueusement de prendre tant de peine que de uenir icy au commencement de l'esté prochain et mesme en may, s'il est possible ; le uoyage n'est point long uous pouves passer par terre, demeurer icy aussi peu de temps que uous uoudres, nonobstant les troubles, ie m"asseure que le roy de Nauar le trouuera bon pour si peu de temps car ie luy aussi escriput pour ce mesme effect et il m'asseure que uous uiendres le plus volontiers puis que nous auons « communes deos » : puis donque que iay tant uœu uostre ombre en uos œuures une fois « da dexlrae iungere dextram » il uous prie de rechef de uenir, m'asseurant donques que puis

que ma demande est si iuste « ex oratore exorator fieri » ie uous commets et uos estudes à la sainte luition et inspiration du bon et uray dieu ».

Voici encore des détails qui nous aident à rejeter l'hvpothèse suivant laquelle Du Bartas aurait fait plus d'une visite en Ecosse. Nous trouvons dans les renseignements recueillis par M. Pellissier dans L'Inventaire des archives des Bnsses-Pi/rénées. Série B. I, pp. 200-3oo :

(' i583, Du Bartas touche ses stages comme g-entilhomme servant.

i584, Le roi de Navarre lionora de sa visite la maison du poète.

i584, Il reçut diverses sommes pour sa pension et pour levées de troupes.

iSSy, Des frais de voyag'es lui furent soldés à deux reprises et notamment i5o écus pour sa mission en Angleterre.

i588, Les trésoriers du roi eurent à payer au poète le montant de sa pension et une indemnité pour divers voyages.

1589. Il reçut 100 écus comme gentilhomme de la chambre ».

Il est à remarquer qu'avant iSSy et après r588 il n'est pas question de frais de voyages. L'indemnité mentionnée en i588 représente sans doute le paiement de frais contractés vers la fin de lôS-j, date de son retour.

Admettons que Du Bartas n'ait fait qu'un seul voyage. En dehors de l'invitation de Jacques, quel en fut le but? Sir James Melvil of Halhill écrit dans ses

mémoires (i) : « Thir ambassadours (2) wer not weill imbarkit, wheii Mons'" du Bartas arriuit lieir to visit the king's Maiestie, who, he liard, had him in gret esleam, for his rare poésies set out in the Frenche tong. He wald not say that he had a secret commission, to propone the Princes of Navarre to be married with his Maiestie : but that ihe king of Navars secretary willit him (seein^^ he was to corn this way) as of his owen head to propone the said mariage ».

L'ambassadeur De Courcelles (3) donne la même raison : u L'on m'a dit », écrit-il, « que la proposition di'. mariage de ce roi avec la princesse de Navarre estoit la principalle charge de Du Bartas et de faire tous bons offices pour la royne d'Angleterre ainsi qu'il faict, mais le plus couvertement qu'il peut ».

Du Bartas arriva en Ecosse, vers la Hn de juin de l'année 1087, selon M. Pellissier (4). H fut envoyé d'Ecosse en Angleterre en i586, selon Palma Gayet (5).

1. Bannatyne Club Edition du), p. 363, 304. Edinburgh, 1827. 40 Brit. Mus. Ac. 8248-18.

2. Le « Laird of Barnbarrow » et M. Peter Young ambassadeurs d'Ecosse en Danemark pour demander au roi de la part de Jacques VI la main de sa fille aînée.

3. Despatr/ies, Edinburgh, 1828, in-40, p. 71 (cité par F. Michel).

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