V. arrêt de cass.,req., 26 mai 1833 (Dal
(2) Cassât., req., 8 février 1830 (Dal., 30, 1, 112).
(3) Urceolus, loc. c/7., n° 18.
(4) Favre sur la loi 5, § 1, D., De transact.
art. 2048, 2049. 637
discrétionnaire pour rechercher l'intention véritable des parties (1). L'art. 2049 fait clairement entendre en effet que c'est ici une question d'intention. Les juges doivent se livrer à ce travail avec soin, avec prudence. « Inquirenda est anxiè, dit Urceolus, et diligenter mens cl voluntas contralienlium ; quâ repertâ et cognitd, polissimàm ea est tenaciter sequenda (2). »
115. Pour achever de mettre en lumière nos deux articles , je crois utile de rappeler l'espèce suivante donnée par Casaregis (3).
Les sieurs Andréas et les frères Desiis , donataires universels du capitaine Antoni, citèrent en justice les tuteurs de Thérèse et Julie , héritières de J. Desiis leur père , pour obtenir la restitution d'une somme d'argent déposée entre les mains dudit J. Desiis.
Il faut savoir qu'antérieurement une transaction avait été faite entre les parties ; que les sieurs Andréas et les frères Desiis avaient donné quittance aux sœurs Desiis , comme héritières de Jean leur père, dans des termes très généraux. Il y avait eu une société universelle de biens entre Jean Desiis et le capitaine Antoni, et c'est à l'occasion de cette société que la transaction avait eu lieu (4). Les frères Desiis disaient : Oui, sans doute, la transac-
(1) Casaregis, dise. 177, n° G.
(2; L or. cit., n" 26.