V. Godefroy
(2) L. 41, D., Decond. indebiti.
(3j Pâp., 1 25, § 1 , D. , Quando dles légat, cedat. Godefroy sur cette loi; Cujas, 17, obs. 4. Ulp., 1. 5, § 1, D., De auct. et cons. tutor.
(4) Suprà, n" 56.
(5) L. 6, Deverb. obtig.
(6)L. 70, §4, V.,DeJdej.
engagement vaudra s'il a été accompagné de discernement.
C'est ce que reconnaissent des textes importants. Ulpien, voulant donner un exemple d'une obligation naturelle, choisit le cas d'un pupille qui a promis sans l'autorité de son tuteur : Si pupillus sine tuions aucloritale promiserit (1). Paul qualifie également d'obligation naturelle celle du pupille qui a emprunté sans l'autorité de son tuteur (2). Papinien (3) et Pomponius (h) tiennent le môme langage.
Ces textes formeraient une antinomie choquante avec les opinions de Licinius Rufinus et de Neratius, si l'on ne restreignait ces dernières au cas où le pupille est infanti proximus, et par conséquent trop faible de raison pour comprendre l'importance d'une obligation. C'est ainsi que Godefroy concilie les diverses décisions que nous venons de rappeler (5).
59. Et, dès lors, rien de plus simple à comprendre que la fidéjussion de pareilles obligations. Elles valent comme obligations naturelles; elles sont donc susceptibles d'être cautionnées; car toutes les fois qu'une obligation trouve dans le droit naturel un point d'appui, le cautionnement peut s'a-
(1) L. 1, § \, D , De novat.
(2) L. 21, D., Adleg.Falcid. ( lib. 12 Quœst.). ,(3)L. 25, § 1, D., Quandodies légal, cedat.