Autre exemple
Tilius s'est obligé à livrer un cheval. Peut-on stipuler que le fidéjusseur paiera ce cheval ou 10 ? Non, disent Ulpien , Julianus et Marcellus ; il est obligé à autre chose (3).
12/j. 11 en serait autrement si cette somme de 10 n'avait été stipulée dans l'obligation du fidéjusseur qu'à titre de dommages et intérêts, équitablement arbitrés dans l'intérêt de la caution (li), pour le
(1) Junge Pothier, n° 369.
("3) Suprày n° 34.
(3) L. 8, § 8, U.,Defidej.
cas où le cheval ne serait pas payé par la faute du débiteur principal (1).
125. Mais ce n'est pas à un cas de cette espèce que font allusion Ulpien, Julianus et Marcellus; ils supposent que les tO ne sont pas dus à titre de dommages et intérêts; ils supposent que cette somme est due principalement et alternativement; de telle sorte que si le cheval n'est pas payé parce qu'il meurt de force majeure , la caution doive payer ces 10 auxquels le débiteur principal n'est pas engagé, puisqu'il n'a promis que le cheval et qu'il est délié de son obligation par la mort de cet animal (2).
126. Toutefois on verra si un tel pacte, nul comme cautionnement, ne peut pas valoir comme pacte cousittniœ pecuniœ.
127. Lorsqu'il s'élève du doute sur le sens de la promesse du iidéjusseur, on ne suppose pas facilement qu'elle diffère de l'obligation principale. Au contraire. À moins qu'il ne soit prouvé clairement qu'elle porte sur une autre chose , on présume qu'elle a été conçue dans une pensée de, conformité à l'obligation principale.
C'est ce qu'enseigne doctement Casaregis (3), en rapportant l'espèce que voici :
Bernard Seniè et compagnie avaient prêté, à intérêt maritime de 14 p. 100, 2,000 pièces au capitaine Laurent Martinengo, pour un voyage de