ART
taphoriquement: Mercatores comiieveriuit fut ara prognosticari (1), faisant allusion à leur génie qui sait hasarder un peu pour gagner beaucoup^ et ose tirer sur la fortune des lettres de crédit.
5. Les contrats de cette nature se nomment aléatoires, du latin «/ea, qui signifie un événement incertain (2). En effet, ils contiennent une convention réciproque , dont les effets, quant aux avantages et aux pertes, dépendent d'un événement incertain (3). Ce que l'un donne à l'autre est le prix d'un risque dont il l'a chargé (4) , et qui est attaché à un fait éventuel, douteux.
6. Les contrats aléatoires sont intéressés de part et d'autre : en cela, ils se rapprochent des contrais commutatifs et s'éloignent des contrats de bienfaisance dont nous avons traité dans le titre précédent.
Mais ils diffèrent des contrats commutatifs en ce que, dans ces derniers , ily a une chose donnée qui est l'équivalent d'une chose reçue , tandis que dans les contrats aléatoires la chose reçue n'est que le prix d'un risque couru par la personne qui reçoit (5). C'est le péril qui se vend et s'achète (6). Quand, par exemple, on craint un sinistre sur une marchandise,
(1) Scaccia, § 1^ q. 1, n» 89.
(2) L. 2 et 7 D., hœredit. vel act. vendlta, L. 8, De cont. empt,