II. I
sur un vaisseau, sur la vie, et qu'on se fait assurer, on estime à prix d'argent le risque qu'une personne veut bien courir pour en délivrer une autre : Perlculiim pecuniâ œsdmaïur (1). L'assuré qui paie pour être préservé du danger en est appelé l'acheteur, et l'assureur qui reçoit le prix est appelé vendeur du péril (2).
7. Notre article signale les principaux contrats aléatoires. Ce sont le contrat d'assurance (3);
Le prêt à la grosse aventure ;
Le jeu et le pari;
Le contrat de rente viagère.
8. Dans les uns, il n'y a que l'une des parties qui s'expose à un risque dont le prix lui est payé par l'autre partie , laquelle , loin de courir aucun danger, ne contracte que pour en être délivrée. Tels sont le contrat d'assurance et le contrat à la grosse (à).
Dans les autres , le risque est réciproque. C'est ce qui arrive dans la rente viagère et dans le contrat de jeu (5).
9. Le contrat d'assurance, à peu près ignoré des anciens, comme contrat suigeneris, est dû aux nations modernes (6). L'antiquité n'en eut qu'une idée con-
(l) Roccus, De assecur.^ note 4.
Straccha, De ass., introd., n» 44.
Scaccia, § 1, q. 1, n^ 129.
Émerigon, Assur,, ^ 1, p. 3 et 4.
(•2) Ici., § 3, glos. 3, uo 29, p. 417,
(3) ÉmerigoD, t. 1, p. 13.
(4) Pothier, Jeu, ii^2.
(5) Ici.
(6) M. Fremery, p. 281.
M. Alauzet, Des assurances, t. 1, part. 1, ch. 1.