V. aussi scènes 7 et
Holi DES GOxXTRATS ALÉATOIRES.
45. De là^ les maisons de jeu autorisées dans la capitale , par une sorte de concession faite à une passion qui jusque-là avait été plus forte que toutes les précautions. On pensa que le moyen le moins mauvais de faire tomber les maisons clandestines, repaires abominables où tous les genres d'excès étaient accumulés, était d'ouvrir de publiques réunions de jeu où le vice serait surveillé et contenu.
Ces maisons ont longtemps existé, et la ferme en était même assez lucrative pour l'État. On aurait pu inscrire sur le seuil fatal de ces lieux à la fois privilégiés et maudits :
« Per me si va trà la perduta y ente.
» Lasciate ogni speranza, voi cli enlrate. »
Et néanmoins l'espérance y conduisait des joueurs de tout âge et de toute condition; malheureux qui, après le jeu , trouvaient le désespoir, le suicide, le crime !! A force de protestations, la morale publique a enfin obtenu la suppression de ces établissements.
46. Il en est de même de la loterie royale, autre satisfaction donné à la passion pour les jeux de hasard (1). La loi du 21 août 1832 en a ordonné la suppression à partir de janvier 1836 (2).