‹ Du laitChapitre 31 sur 53 · C-«éum · texte numérisé non relu

C-«éum

Lhcline )

Caséam rapporté a 1,000 gr.

(le 1 quide sans beurre (3). .

Laciine rapportée a 1,000 gr

sans l)eurre ni catéum

Quantité de casi-um «utpendu

par 1,000 gr. de Idit (4)

Quantité de matières protéi-

ques en dissolution dans le

sérum pour 1,000 gr. de lait.

Proportion de caséum suspendu

pour 100 gr. de* deux ca-

séumi

Proportion de matières pro-

téiqnes soluble* pour 100 gr.

dtrs deux caséums

22 déc. 1843.

Sec.

2 mois.

14 litres.

Prem.

litre

7 mai 1847.

Vert.

6 semaines.

2) litres.

21 mai 1847.

Vert.

5 moi*.

14 litres.

21 sept. 1849.

Vert.

6 semaines.

2tl litres.

Den».

litre.

Piem I litre.

j Dern.

litre.

moitié

moitié

Prem.

litre.

Dern.

litre.

14.30 75.70 18.50 45. . 8.80| 65.60 40. .! 42. . 42 60! 4(1.80 37.60 ;$4.40 53. 60; 48 50 53 loi 52.30; 58. »o' 54.60

(1) Ces fractions se rapport;tnt à la traite et non à la qnantité rendue par jour.

(2) f .>> s cbiffVet Sf rapportant a un litre de lait.

(S) Pour des explications lelat'ves a ces calculs , voy. Procédés analjrliquet divert , art. ^■iiint. nbtolue di- chacun d's élémenis, etc., premier fascirule.

(4) On a iiéglijîe , pour ce calcul, la difîerenie qui existe entre 1,000 gr. et 1 litre de lait; du n-str, comme la même onii^ioa a été faite autst bien pour les matières proléiqiies tolublea dont il est question .sur ia deuxième ligne que pour le cascum suspendu , cela ne cLange rien a ia proportion espiimée par les chiffres.

Au lieu de fractionner la traite par portions égales , on voit sur le tableau que, pour les n" 1 , 2 et 4, on avait seulement prélevé séparément la première et la dernière portion, ce qui devait conduire à trouver le maximum des différences.

Or on voit , en consultant les degrés lactoscopiques et les chiffres de l'analyse, que le beurre subit des variations énormes de proportion, dans le sens de l'accroissement , du commencement à la fin de la traite.

La proportion de caséum varie peu et pas toujours dans le môme sens.

La proportion de lactine se montre de même peu variable, et à l'inverse du beurre , et de ce qui était arrivé dans les expériences de M. Peligot sur le lait d'ânesse, elle a suivi une marche légèrement décroissante.

Finalement , on voit que tout ce qui ressort de toutes ces analyses comme caractère différentiel entre les premières et les dernières portions de la traite , c'est que les premières sont très-pauvres en beurre , tandis que les dernières sont , au contraire, très-riches.

M. Reizet a fait celte remarque importante : pour que la différence de richesse dont nous parlons s'observe pendant une même traite, il faut que le lait ait séjourné plus de quatre heures dans la mamelle-, autrement, si Ton rapproche les traites de deux en deux heures ou davant«ige, la composition du lait reste sensiblement constante durant toute l'émission (l).

En voyant ainsi, chez la vache, le premier lait sorti de la mamelle apprauvri en crème, tandis que celui qui vient ensuite est plus riche, on s'est difficilement défendu de l'idée de croire qu'il s'opérait dans cet organe un départ entre les éléments du lait, comme cela arrive lorsqu'on met le liquide reposer dans un vase inerte et qu'on voit la crème s'élever peu à peu vers la surface.

(1) Reizet, Répert. depharm., t. V, 1848-49, p. 192.

Toutefois il est juste de dire que les auteurs qui ont émis cette opinion ne l'ont fait qu'avec une grande réserve et qu'ils n'ont point laissé échapper cette observation tout à fait en désaccord avec l'idée précédente : à savoir que chez la femme, oii les mamelles sont horizontales au lieu d'être pendantes, le lait n'en éprouve pas moins cette sorte de dépôt dont nous parlons.

Un fait qui rend encore cette explication moins probable , c'est que chez la chèvre, oii la mamelle est pendante comme celle de la vache , et où la séparation entre les éléments du lait devrait, par conséquent, être aussi prononcée, on n'observe cependant qu'une très-légère différence quant à la richesse en beurre entre le premier et le dernier lait de la traite, comme on le voit sur l'un des tableaux suivants.

Première et dernière portions de lait extraites de la mamelle, degrés au lactoscope.

Femme.

Environ 10 gr. prélevés séparément au commencement et à la fin sur une quantité d'environ GO gr. :

Première Dernière

portion. portion.

Premier exemple 310 166

Deuxième — 55 46

Troisième — 129 71

Totaux 494 283

Moyennes 164 94

Anesse.

Environ 20 gr. pour chaque mois prélevés séparément au commencement et à la fin sur une traite de 600 gr. :

Premier exemple. . , 120 27

Deuxième — 450 252

Troisième -- 362 110

Quatrième — 387 105

Ciuquième — 340 106

Totaux 1,659 600

Moyennes 332 120

Première

Dernière

portion.

poition.

Chèvre.

Premier exemple (1/5 de la traite au commencement

et 1/5 à la fin)

Deuiième eiemple (premier tiers et dernier tiers) . .

Totaux. .....

Moyennes

Vache.

On a prélevé le premier et le dernier litre de la traite pour chaque expérience. — Voy. un tableau précédent dans le même article, page 74.

Premier exemple

Deu\ième —

Troisième —

Totaux. . . .

Moyennes

Résumé des différences entre le commencement et la fin de la traite diaprés les tableaux qui précèdent.

Ces différences exprimées en degrés lactoscopiques :

La même

diffennc»

Première

Dernière

Difiërence

. expiimée

poitioa.

portioa.

centième».

Vache , moyenne de trois expériences .

Anesse, — de quatre expérienc.

Femme, — de trois expériences.

Chèvre, — de deux eipériences.

Tous les laits, soit dans la môme espèce, soit dans des espèces dilTérenles, ne laissant point séparer leur crème avec la même facilité, on aurait pu se demander si, dans le lait

de chèvre, par exemple, le peu de différence observée entre le commencement et la fin de la traite ne dépendait pas précisément d'une plus grande lenteur de la crcme à s'élever à la surface du liquide. Le tableau suivant a été dressé pour répondre à cette question.

Lait à Vélat normal et lait écrémé.

C'est-à-dire différences opérées par un repos absolu de vingt-quatre heures dans une capsule; ces différences exprimées en degrés lactoscopiques, comme dans les cas précédents.

La même Lait Lait 4>fiérence

à Téut écrémé. Différence, exprimée normal. en

centièmet.

Femme, moyenoe de trois expériences. 77 709 632 90

Vache, — de vingt eluueexp. . 29 193 164 85

Chèvre, — de six expériences. . 24 94 70 75

Aaesse, — de dix expériences . . 115 294 179 40

Or le peu d'analogie qui existe, en général, entre les chiffres de ce dernier tableau et ceux du précédent n'est pas favorable à l'idée que nous venons d'émettre sous forme interrogalive (crème se séparant dans les mamelles avec une inégalité dépendante de la nature spéciale de chaque lail).

En effet, si nous consultons, dans chacun des deux derniers tableaux, la colonne intitulée, Différence en centièmes, où la recherche est rendue plus facile, en raison de l'uniformité du point de comparaison, nous ne voyons qu'un seul lail présenter de l'analogie dans les deux cas, c'est celui de la vache, qui offre un chiffre de 79 pour la différence de richesse en crème entre la première et la dernière portion de la traite, et de 85 entre le lait naturel et le lait écrémé.

Dans les trois autres, iln*y a pas le moindre rapport entre les chiffres de chaque tableau. Pour le lait de chèvre, surtout, la différence est énorme, relativement aux deux circonstances : elle est de 13 à 75.

De l'ensemble de ces considérations concluons que l'appauvrissement du lait, par son séjour dans les mamelles, dépend d'une cause purement physiologique, et n'est nullement l'effet d'un phénomène physique qui permetlrait à la crème de s'élever vers les parties supérieures de l'organe.

La matière grasse serait-elle réabsorbée dans les mamelles par un mécanisme analogue à celui par lequel les matières grasses sont transportées de l'intestin grêle dans les chylifères?

Appendice.

Nous avons rapporté, sur l'un des tableaux précédents, les résultats de trois expériences relatives aux premières et aux dernières portions de lait extraites de la mamelle chez la femme. Ces expériences, qui ont consisté, avons-nous vu, en observations lactoscopiques, et qui datent de 1849, s'accordent avec la croyance, généralement admise, que le lait s'appauvrit par la durée du séjour dans les seins.

Cependant MM. Vernois et A. Becquerel, dans leur travail, publié en 1853, affirment, au contraire, d'après des expériences qui leur sont propres, et dont ils donnent les résultats, que les différences entre la première et la dernière portion extraites sont nulles ou insignifiantes chez la femme (pages 42 et 43).

Au milieu de ces notions contradictoires, nous avons dû refaire de nouvelles expériences à ce sujet. De plus, comme nous nous étions servi, pour apprécier la richesse en beurre, uniquement du lactoscope, instrument donion eût pu contester la valeur, surtout pour une question en litige, nous avons joint ici le secours de l'analyse.

Voici le tableau synoptique des résultats obtenus :

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îP

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Deuxième expériefue. — Tetée intermédiaire.

Afin de rendre les différences plus saillantes, nous avons procédé d'une autre manière dans celte expérience.

Au lieu de me contenter d'extraire tout le lait d'une manière artificielle, ce qui provoque moins bien la sécrétion du liquide et ne vide pas toujours la mamelle, Quevenne a, suivant le conseil et avec le concours de M. Gubler, alors médecin du bureau des nourrices de la rue Sainte-Appoline, fait intervenir la succion d'un enfant entre les deux portions de lait extraites pour être examinées. Il se trouvait ainsi placé dans des conditions beaucoup plus conformes à ce qui se passe journellement dans l'alimentation des enfants par leur nourrice.

Lait âgé de seize mois ; cinq heures de sevrage. On extrait une première portion de lait du sein : elle pèse 6,30.

Ce lait est bleuâtre, peu opaque, à réaction alcaline trèsprononcée; il offre, au microscope, des globules libres, dont le diamètre varie d'un soixante-quinzième à un quatre-centième de millimètre environ. — Au lactoscope , il marque

Immédiatement après avoir extrait cette première portion de lait, on a fait teter l'enfant, qui, pesé avant et après, suivant le précepte de M. Natalis Guillot, avait absorbé 105 gr. de lait du même sein.

On extrait alors une nouvelle et dernière portion de lait de ce sein : elle pèse 9,43.

Il est blanc opaque et non bleuâtre comme le premier. Il offre, d'ailleurs, la même réaction et le même aspect au microscope, si ce n'est que les globules y sont bien plus nombreux. — Au lactoscope, il marque 64.

Ainsi les nouvelles expéreinces concordent avec les premières , elles montrent le lait de la femme s' appauvrissant en beurre d'une manière très-prononcée par le séjour dans la mamelle, comme chez les autres espèces; de telle sorte

— saque le lait de la dernière portion extraite, c'est-à-dire celui qui sort au moment même où il est sécrété, est le plus riche sous ce rapport.

L'expérience où l'on a fait l'analyse indique une faible augmentation pour le caséum (un huitième) et une bien plus faible encore pour la lactine (un trente-troisième), et encore faut-il observer que le maximum de celle-ci ne correspond pas à la dernière portion , mais à la deuxième, ce qui, joint à Texiguïté de la différence, peut faire croire que cette différence n'est qu'accidentelle ou indépendante des petites variations inévitables de l'analyse.

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