Mais quels enfants profiteront de ces avantages
Naturellement d’abord Les enfants nés pendant le mariage. Cette catégorie ne soulève pas la moindre difficulté. Mais quid des enfants simplement conçus avant l'annulation mais nés depuis? Faut-il, comme le pensent certains auteurs, distinguer suivant que la conception a eu lieu avant ou après que les époux aient reconnu leur erreur?
Nous ne le croyons pas. Pour nous, conformément à l'opinion d’Aubry et Rau (1), de Baudry (2), il nous semble que sans faire aucune distinction, tout enfant conçu avant l’annulation du mariage doit profiter des avantages accordés par les articles 201 et 202. En effet, d’une part, la conception au point de vue juridique a une importance autrement considérable que le simple fait de la naissance, l’enfant dans la vie intra-utérine a les mêmes droits qu'après sa naissance et l’on ne voit pas bien quel raisonnement il faudrait faire pour, en notre matière, refuser à la simple conception les droits qu’on lui reconnaît partout ailleurs dans le Code civil. Quant à la distinction à faire de savoir si l’époux était oui ou non de bonne foi au moment de la conception, elle ne nous paraît pas admissible. En effet, pour qu’il y ait ma-
riage putatif il faut, qu'au moment de la célébration