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remarier ne peut le faire avant dix mois après la dissolution de son mariage. Pourquoi ce délai imposé à la femme et non à l’homme ? Ne serait-ce donc pas seulement une question de convenance? Non certes, et il est facile de se rendre compte que ce délai dit de viduité imposée à la femme n’a été établi par les rédacteurs du Code civil que dans un but physiologique.Partant du principe que la grossesse la plus longue d’une femme ne peut excéder dix mois ils ont voulu ainsi éviter toute possibilité de confusion de part. Le nouveau mari par suite de cet article est donc assuré de ne pas avoir à endosser la paternité d’un enfant du premier mari. Mais comme nous le disions tout à l’heure l’article 228 est placé dans le chapitre intitulé « des seconds mariages ».
Il s'applique donc sans doute en cas de divorce ou de veuvage, mais en est-il de même en cas de nullité de mariage. Théoriquement, non, puisqu'il n’y a pas eu mariage et qu’il ne s’agit pas d’un second mariage. Admettre le contraire ce serait attribuer un effet quelconque au mariage nul. Et pourtant, pratiquement, dans un but social et familial, les auteurs tendent à l'application de l’article 228 mème lorsqu'il y a eu annulation de mariage. « À côté des attributs du caractère légal de l’union matrimoniale dont elle se se trouve naturellement destituée il y a, dit M. Bau-
dry (1), des attributs qui sont indépendants de sa