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L. 14 et S C, De usuris

Saumaise, De usuris , c. 5, p. lOO.

(5) Plaute, Trinummus : * Ncc adcb hasce emi mihi , nrc usurœ meœ. »

prix du transport, latura pour le prix du fardeau porté par l'homme de peine, mercalura pour le prix delà marchandise (1).

Chez nous , le mot usure est toujours employé en jnauvaise part, et qualifie un délit. C'est par le mot intérêt que nous rendons l'idée que les Romains attachaient à Vusura.

309. L'intérêt se montre naturellement à l'esprit comme un fruit de l'argent (2). On l'a défini : « ac- » cessionem crescentis in dies singulos pecuniee. » Isidore dit : il mcrementum fœnoris (3).» En effet, il vient chaque jour accroître le capital comme un fruit qui s'ajoute annuellement à la chose frugifère. Scœvola^ et Africain l'appellent le revenu de l'argent (4) .Ulpien ajoute : Usurœ v'icem jructuum obl'ment et merito non iU'bent àfruclilms separari (5). D'après le Code civil, rintérêt est un fruit civil (6).

Sous un autre rapport cependant, l'intérêt est un prix; c'est le prix de ce qui est livré à l'emprunteur (7). Voilà pourquoi Horace a dit :

Hic quinas capiti mebcedes exsecat (8) ;

(1) De usuris^ p. 83.

(2) Saumaise , loc. cit., ch. 6, p. 125. Il cite Démosthènes, p. 200.

(3) Saumaise, p. 94, 95, 96.

(4) L. 30 D., De adim. Irgatis.

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