‹ Du prêtsChapitre 151 sur 183 · L. 26 C. Inst., De usuris · texte numérisé non relu

L. 26 C. Inst., De usuris

(3) L. 2 C. Tiiéod., De nsiiris. Voyez notre Préface. Godefroy sur cette loi.

(4) Saint Ambroise, ép. 70.

Saint Basile.

Saint Chrysostome et autres cités dans noire Préface,

(5) L. 20 C, De mûris.

(6) Nov. 32, 33, 34.

ciiAP. III. ART. 1905. 253

trouve que Basile-lc-Maccdonicn qui ait défendu rintérêt avec la rigueur des Pères de T Église (1) ; mais son fils Léon-le-Philosoplie (2) fut obligé de le rétablir (3). Il expose les motifs de spiritualité qui ont dirigé son père et les raisons d'utilité qui forcent à revenir à des pratiques moins parfaites. L'argent s'est resserré , la source des prêts semble tarie , les pauvres emprunteurs trouvent le capitaliste impitoyable; en sorte que la loi, faite pour les favoriser, tourne en réalité contre eux ; ou bien on exige d'eux des usures clandestines, et les faux serments déshonorent les consciences.

319. De tels antécédents auraient dû, ce semble, mettre le prêt à intérêt à l'abri du reproche de blesser la loi naturelle et de répugner aux conditions élémentaires des conventions. Peut-être aurait-on pu, au nom des misères publiques et dans une vue d'humanité, exiger des capitalistes la gratuité du prêt et imposer une sorte de trêve sabbatique à l'exercice de l'argent. Les temps de grandes calamités par le;squels sont passées les classes moyennes et inférieures auraient donné une couleur d'équité à cette suspension de la liberté des conventions. Mais soutenir que les législations grecques et romaines avaient été sourdes au sens intime , quand, sur la foi des plus grands jurisconsultes, elles avaient

(i) Il régna en 867 et fit procéder à une révision de la législation de Juslinien (Gibbon, t. 9, p. 197).

(2) Il succéda à Basile en 886 (Gibbon, t. 9, p. 198).

(3) Saunnaise donne sa constitution en entier en tête de son traité Z^'^' ;/.«i/r/.«. Voyez dans notre préface la troduction.

cru que le prêt à intérêt était un contrat aussi rationnel et aussi légitime qu'un autre, c'était une entreprise plus difficile et plus hardie. Cette thèse fut cependant abordée par les canonistes, les théologiens et quelques civilistes timorés (1) ; et leurs décisions , adoptées par les lois civiles de notre ancienne monarchie (2) , jetèrent une longue confusion dans les idées juridiques et dans les consciences.

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