‹ Du prêtsChapitre 21 sur 183 · X PRÉFACE · texte numérisé non relu

X PRÉFACE

qu'alors respecté. En 398, c'est-à-dire dix ans après la loi Licinienne, il devint nécessaire de remettre en Tigueur l'usure oncière; ce fut le soin d'une loi présentée par les tribuns M. Duilius et L. Menius, loi combattue par les sénateurs et acceptée avec empressement par le peuple (1). Puis, dix ans encore après, en 408, une nouvelle intervention de l'État dans les affaires privées porta atteinte au crédit et ne satisfit personne. Une loi décréta que les dettes s'acquitteraient en quatre paiements égaux , dont le premier comptant, et le reste dans l'espace de trois ans. L'usure oncière fut réduite au taux de 5 pour 100 (2), évidemment trop faible pour la situation économique dans laquelle Rome se trouvait. Le sénat avait cru concilier le respect dû à la bonne foi avec le soin des malaises privés. Le peuple murmura cependant (3), et ne se crut pas soulagé. 11 paraît que trois ans après (/i) les séditions éclatèrent, et que, suivant quelques historiens dont la véracité n'inspire pas à Tite-Live une entière certitude, une loi proposée par le tribun Genucius aurait aboli tout-à-fait l'intérêt du prêt (5). De telles mesures sont insensées; si celle-ci fut réellement prise, comme

(1) Tite-Live, VIT, 16.

(2) Semunciarumtantùin, ex unciario jœnus factum.

(3) Et sic quoque parte plebis affecta {id., VII, 27).

(4) En 413.

(5) Tite-Live, VII, 42 : Prœter hœc invenio apud quosdam L. Ge,nucium^tribunum plebis, tulisse ad populum , ne fœnerare liceret..., quœ, si omnia concessa sunt plcbi, adparet^ haud parvas vires defectionem habuisse.

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