‹ Du prêtsChapitre 3 sur 183 · PRÉFACE. IX · texte numérisé non relu

PRÉFACE. IX

18 p. 100 et souvent à celui de 2/i, 3G ou 68 i). 100. Auprès des particuliers, c'était 18 p. 100 qui était le prix coiiiniun de rarj^ent; auprès des banquiers, c'était 30 (1), y compris les changes et rechanges, escomptes et commission. Quand le prêt se faisait à très courte échéance et pour quelques jours seulement, l'intérêt ne s'arrêtait pas là; il était de 7 à 800 p. 100; et, par exemple, une mine, qui valait 100 drachmes, rapportait deux drachmes par jour (2). Cette élévation de l'usure diurne ou hebdomadaire n'étonnera personne. On sait, en elTet, que les prêts de petites sommes au jour ou à la semaine, prêts qui se font aux gens pauvres et de basse condition (3) , produisent des intérêts bien supérieurs aux intérêts ordinaires sans grever les emprunteurs autant qu'on pourrait le croire (4) ; parce que l'intérêt réparti sur de petits capitaux et de courtes échéances est bien moins lourd que celui qui est engendré par de grosses sommes et à de longs termes.

A Athènes, la principale manière d'exercer l'argent était l'intérêt maritime. Les Athéniens, livrés à un commerce de mer fort actif avec le Pont, la Syrie, l'Egypte, engageaient beaucoup de capitaux dans les prêts nautiques, qui présentaient de grands bénéfices et peu de chances défavorables à cause de la

(1) Saumaise, Le fœnore trapczit., p. 557, cV après Athénée.

(2) Saumaise, De modo usur.^ p. 93.

Anacharsis, ch. 58.

(3) Id.f De fœnore trapezit.^ p. 34, Pro pauperculis sordidisque.

{a) Id., p. 755.

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