L. 7, § to, D., De administ. tutor
(S)U!p., 1. 7, § 8 et 10, D., De administ. tutor.
(4) Arg. de la lui I7 C, De locato. lN.>odt, lib. 2, c. 5.
(5) Ulp. , I. 7,§ 8, 9, 10, D., De administ. tutor.
(6) DIocI. et Maxim., 1. 17 C, i>- loc, coud.
PRÉFACE. I.WIV
fluence que le catholicisme a exercée sur les destinées du prêt il intérêt doit être étudiée dès ce moment; il faut en suivre le début et les progrès.
Les plus anciens monuments de la législation ecclésiastique prouvent que les défenses de l'Église h l'égard du prêt ne s'étendaient qu'aux seuls clercs.
Le Ixli" canon des apôtres, qui est le plus ancien sur cette matière, dit : Episcopus mu prcsbijtcr^ cuit diaconus, muras a dcbitoribus exirjcns, aut desinat^ aut certè damnatur[i).
Mais écoutons le concile de Nicée , premier concile œcuménique ; il est conçu dans les mêmes idées (2) :
« Quoniam iiuU'i, sub regidû constkuti, avar'uiam et turpia liicra seclantur, oblitique divinœ Scr'ipturœ, dicen-
lis : « QUI PECUNIA3I SUAM NON DEDIT AD USLRAM » : mu-
tuum demies, cextesimas exUjunt ; juste censuit sanclaet magna sijnodus, ut si quis invcnlus fuerit post liane définilionetn, usuras accipiens, aut ex adinvcnlione aliquâ, vel quolibet modo, negotium Iransigens^ aut hemiolia, id est, sescupla exigens, vel taie quid prorsùs excogitans , lurpis lucri gratiâ, dejiciatur a clero, et alienus existât à régula (3). »
(i) C'est la version latine donnée par Saumaise avec le texte grec, De usuris, après sa préface. Junge le P. Thomassin, De l'usure , p. 202.
(2) Canon 17. Je préfère à la traduction latine du P. Thomassin celle de Suimaise, qui est plus exacte. (Zoc. cit.)
(3 0 1 pourrait cependant objecter que le concile provincial d'Elvire, tenu en Espagne en 305, c'esl-â-dire 20 ans avant le concile de Nicée et avant lavènement du christianisme sur le trône impérial, défen lit l'usure aux laïques, et que Texcommu-
LXXX FREFACE.
On conçoit, en effet, queFÉglise aitcru nécessaire de détacher de tout intérêt mondain ceux qui, en se consacrant à son ministère , sont voués au troupeau des fidèles, et doivent donner l'exemple d'un désintéressement plus parfait et d'une charité plus ardente. De grands désordres existaient alors parmi les clercs, surtout parmi les clercs orientaux. L'avarice y était portée à l'excès. 11 fallait des mesures radicales pour réveiller en eux les sentiments de la vertu et de la dignité ecclésiastique.
Mais le concile aurait cru dépasser les bornes de son autorité et déplaire à Constantin, s'il eût étendu ses prohibitions jusqu'à la société civile. L'empereur, en effet, venait de porter, un mois auparavant, des lois qui avaient maintenu à 12 pour cent par an le taux de l'intérêt de l'argent, et à 50 pour-cent l'intérêt des fruits secs et liquides (1). Les mesures de son administration étaient ordinairement concertées avec les évêques, et tout donne à croire que celle-ci ne fut pas adoptée sans l'assentiment de ces derniers. A cette époque donc, les décrets de l'Église n'avait pas encore mis en suspicion le prêt à intérêt pratiqué par les laïques. Soit, comme le veut le père Thomassin, qu'elle n'osât pas choquer ouvertement
nicalion fut prononcée contre ceux qui, après répiimande, persisteraient dans la pratique de ce prêt. Can. 20 (Labbc, t. i, p. 974 ). Mais nous verrons tout à l'heure saint Grégoire de Nysse ignorer ce décret local, et reconnaître qu'aucune peine canonique n'avait été piononeée contre les laïques, (l) L. 1 C. Tliéod., De usuris.
Godefroy sur ce texte.
Tiioruassin, p. 249. Le coocile de Mcée est de l'année 325^,