DES GOUTTES CIIHONIQUES INTERNES
principes azulés pai" jour) uikj puiliuii iniiiiiiic de j^i'aissc, une ration restrcinlc de réciileiits, soit purs, soit azotés, des légumes vcrls à discret ion et des fiuits mùis ; on a beaucoup préconisé les cures de fruits, de cerises, de fraises, de raisin et môuie de niolou ; c'est là une sorte de diète frugivore.
Récemment un pliysiologislc distingué, Bunge, a cherché à prouver ({ue notre organisation se rapproche de celle des singes, et que nous devons être des frugivores à leur façon ; mais le singe mange moins de fraises que d'amandes, moins de melons que de noix; la comparaison n'est pas exacte et ne nous iiumilie pas.
Parmi les boissons, les plus utiles sont les vins blancs légers et le café noir lé(jer. Le café non torréfié, mais broyé et macéré, a longtemps joui d'une certaine renommée dans le traitement (1(3 la goutte ; — on ne sait ce que contient une pareille macération; à côté de la caféine Fempirisme seul a présidé à celte singulière médication.
On ignore encore plus l'action des cures de petit-lait, et on a oublié la cure aquatique de Cadet de Vaux, qui au (h'but de chaque attaque faisait avaler 180 à 210 grammes d'eau tous les quarts d'heure, c'est-à-dii'e quarante-huit lations de ce genre par jour.
Au résumé (juand le goutteux a passé à l'état de goutteux chroni(juc avec dépôts permanents d'urates sur la plupart des jointures, dans la peau, dans les organes, il n'y a plus à empêcher ces formations uraticjues et graisseuses; il n'y a plus à songer à les faire disparaître entièrement; toute la préoccupation du médecin doit consister à enrayer les accidents aigus plus ou moins durables, par des doses modérées de salicylates, par dos bains sulfureux ou chlorhydrosodiques, et à soutenir le malade par un régime moyen de viandes de toute espèce, du poisson et du gibier, des légumes frais et des li'uit<. — L'hvgiène alimentaire devi-a être celle de tous les
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nialiidcs ;in";iil)lis |t;ir l;i iiialadif cl les soiinVaiircs, cl les |>i't'()('rii|iarKiiis lli(''()ri(jii('s ont perdu leur (»|»j)()i lu nih'*. — S'il eu snl»sisl(' une seule, elle de\ ra viser le vice nul rilil (ini esl dans Ions les tissus, dans tous les ('li'iiK^nls cidiulaiies de TorLianisnic, et cette tache est diriieile à l'eniplii', cai' il s'.igii'a non d'aetiver les com])nslions (jiii no sont ni au;4nientées ni ralenties, mais de rclaire la conslitiilion ; il s'aiiira surtout de favoriser la solubililé de l'acide urique,et cette indication se rapporte aux boissons abondantes.
Quand le goutteux esl atteint dans le système cardiaque ou vasculain*, il rentre dans le droil commun des cardiaques. Ouand il esl dyspeptique il laudra chercher la nature, le siège et l'origine de la dyspepsie, et traiter celle-ci comme une dyspepsie vulgaire, gastrique ou intestinale; la diathèse n'y fera plus rien, et n'imprimera aucune modification au traitement habituel des dyspepsies vraies ou fausses. Lorsque enfin la maladie s'est localisée dans les reins, il se présente deux éventualités, ou il existe une néphrite interstitielle ou uratique ; ce sera toujours une néphrite (Voy. chap. x) ou bien ce sera la gravelle, que nous étudierons pour finir l'histoire de la goutte.
§ 10. — Traitement hygiéiii(|tio de la gravelle
Deux indications sont à remplir, l'une s'adresse à la goutte, Tautre à la précipitation de l'acide urique dans les reins. Nous savons que la goutte est un vice de nutrition en vertu duquel il y a formation en excès d'acide urique dans les tissus et le sang; le régime doit être modifié dans le sens de la diminution des principes carnés et l'augmentation des aliments végétaux, avec suppression complète de tous les excitants solides et liquides. D'autre pari, pour éviter la cristallisation de l'acide urique, on entretiendra la diurèse par
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(les Ijoissons aboiidaiiles (Canlaiii), du lli»^ ou du lait (ju pai" une cure de raisin, el on prescrira en même temps les exercices musculaires.
A côté de la gravelle uriquc ou trouve souvent la «^ravelle oxalifpic; Tacidc o\ali(iuc ([ui est moins oxydé que l'acide urique présente avec cet acide urique la plus grande alïinité, et déiive de la même source; toutefois la gravelle oxalique n'est jamais goutteuse, car la goutte uricémique ne produit i)as Toxalurie; il est donc à su})poser que les deux genres de gravelles peuvent être indépendants de la goutte; Toxalurie provient souvent de l'usage de l'oseille, des tomates, des épinards, et en général d'une alimentation végétale abondante, de l'usage de la bière et des vins mousseux; ce n'est pas là la causalité de la goutte. On connaît aussi une pliosphaturie qui en général dérive d'une cause locale, du catarrhe vésical, et s'accompagne d'un certain degré d'alcalinité des urines.