‹ Du régime alimentaireChapitre 104 sur 168 · UTILITÉ DE L'ALIMENTATION CAIINÉE. - INSUCCÈS. OO'J · texte numérisé non relu

UTILITÉ DE L'ALIMENTATION CAIINÉE. - INSUCCÈS. OO'J

^ 3. — utilité do l*nliincntntion cnrnéo en jiçénéral — Sou liiHiiffiNaiioe et nom liisiiocôs daiiM ccrtaiiiM «lialiôtes

L'alimentation azotée, rielic en viandes et en all>uniinates de toute espèee n'a plus à faire sa preuve théorique et pratique. — La clinique nous a enseigné l'utilité de ce régime, surtout additionné de graisses; chez le fameux diabétique de Pavy, qui fut suivi, pesé et analysé chaque jour pendant deux mois sous l'inlluence des divers régimes, on put constater la diminution immédiate du sucre urinaire chaque fois ({u'il fut soumis un ou deux jours cà l'usage exclusif de la viande. Cette alimentation est donc indiquée cliniquemenl; elle l'est en théorie, parce que le foie n'a pas seulement pour fonction de former la matière giycogène sous l'influence des aliments amylacés, mais parce qu'il a encore le pouvoir de dédoubler les matières albuminoïdes, telles que la chair musculaire, en graisse d une part, et en matière giycogène d'autre part; il en résulte lorsqu'il y a suractivité de cette fonction du foie, une double conséquence, à savoir, l'obésité qui est si fréquente au début du diabète, et une d('sassimilation excessive de l'albumine provenant du dehors par les aliments, ou du dedans par nos tissus qui tombent en déchéance. — Les aliments azotés ont donc pour but de combler le déficit alliumineux, d'empêcher la dénutrition générate azotée, en même temps qu'ils suppriment un des facteurs de la formation du sucre dans l'organe hépatique en se substituant aux aliments saccharilères.

Comment se fait-il donc que ce régime si bien indiqué ne réussisse pas toujours? Gomment reste-il sans etVet chez les enfants diabéli(iues, chez les individus profondément alfaildis, ou très amaigris? Il est à supposer qu'en pareil cas la fonction du foie, qui consiste à décomposer les matières

.MO ( ii\i'. \ii i;is. - i;r:(;iMi; kt .mi sculation i»i:.s i)iAiu.iiori;s. ;illiiiiiiiii()ïil»'s lit' |H'iil plus siiHiic |>(nii- rccnusli Luc r li.'s tissus r(U|MU('ls .illiuiniiicux (|ui siuil (It'jà |)('i'(lus, cL ('éliminés sons loiiMc (l'uit'c ; le l'oit' ((mliiiuc à user les aliments alhiiniiiK'ux pour l'aire heaneoup (lu suerc et peu de j,n'aisse, et, ce qui i('sl(î de ces aliments ne peut plus s'annexei' en (juanliti'' suflisanle pour refaire la charpente corporelle; c'est donc dans le diabète maigre (pie le ré|^ime carné échoue. Dans le diabète ^ras, cette alimentation surfitponr empêcher le dévelopiMMiient excessif du sucre, tout en réparant les éléments azotés du corps, qui sans cela se détruisent si facilement à l'époipie première de la maladie. — C'est donc dans le diabète gras, et plus encore dans le diabète sucré etazoturique, que la médication azotée réussit.

Pour cxpli(iuer ces différences d'action du régime spécial on a cherché récemment (Congrès de Wiesbaden) à distinguer le diabète en deux genres, qui ne sont pas toujours ni gras ni maigre; un diabète névrogène, accidentel, qui réclame le régime azoté et guérit ainsi, si on y adjoint l'opium ou l'acide salicylique; l'autre diabète esiconsiitulionnel, d'un pronostic douteux, généralement plus long et exigeant l'emploi des moyens réconfortants ; voilà la distinction peu explicite établie par IJoffman, et elle se trouva immédiatement réduite- à néant par Finkler qui dit que tous les diabètes sont d'origine nerveuse. — La lumière n'est pas faite sur les théories, mais elle est faite en pratique, car nous savons, comme le régime azoté réussit dans la plupart des cas quelle que soit leur origine, qu'il doit et peut être tenté impunément, souvent même avec des effets inespérés.

Cela posé, nous chercherons les- moyens d'atténuer la rigueur de ce régime azoté, et de remplacer autant que possible les aliments liydrocarbonés par des équivalents ou des correctifs.

Page 1