‹ Du régime alimentaireChapitre 106 sur 168 · DE L'USAGE DU SUCUE · texte numérisé non relu

DE L'USAGE DU SUCUE

à la ('uiiditioii (jii'il no suit pas le pi'oduit ai'lificiel de mar- ^aiiiio cl de lait.

Outre le beurre on peut nicltie en usage la ci'èine (pii est un uiélan<;e de Ijcurre, de caséine et de sérum ; on a même institué poui' les diahélicjues une véritable cuie de crème. — Voilà la série de corps gras destinés à suppléer aux substances amylacées. — Voyons maintenant ({uelle est l'action des sucres.

^ O. — Dit suorc et de ses cfTct.s sur le diabèto

Quelle est l'action du sucre sur le diabète ? Des travaux de Worm-iMidler (Arch. PhysioL, t. XXXVI) il résulte que chez un individu sain le sucre de raisin passe rapidement dans les urines et disparaît de même; mais tandis qu'à l'état normal, il ne passe que 0,92 pour 100, chez le diabétique avéré il s'élimine 11,8 pour 100 du sucre introduit; toutefois les difrérenccs sont souvent à peine marquées (Kulz).

La lévulose (ou sucre de Fruits) ne passe pas dans les urines, et n'augmente pas le sucre de raisin du diabétique. Ce fait est d'autant plus intéressant qu'il prouve, contrairement à l'opinion de Claude Bernard, que le sucre de raisin de l'urine des diabétiques n'est pas toujours le résultat de la glycogénie bépatique. Après l'ingestion de la lévulose, la glycogène augmente dans le foie, c'est certain, et cependant le chilVre du sucre ne s'élève pas dans l'urine des diabétiques. Il est donc probable que, d'une manière générale, le sucre ingéré avec la nourriture s'élimine directement par les urines, et que, relativement au passage de sucre de raisin, le diabétitpie peut se comporter presque comme un individu sain (^Kulz).

Il en est tout autrement par l'emploi des fécules. Tandis qu'un individu sain qui a pris des fécules n'élimine jamais

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511 (.11 M'. Ml nis. — nr;r.iMK VJ musculation dks inAïu^rioiiES. de siKTC <l(î raisin, le. (liahclitiiic ;i cela (if. ( arachjii.slifiuc, qu'apiTS l'usage de raniidon cru, dilTicihiincnt atla(|ual)l(î dans rint(^slin, il ne rend le sucre qu'au bout de quelques heures, tandis qu'en consoinmant de l;i lécule cuilc, par exemi)le du pain, il sécrète déjà du sucre de raisin au bout d'une demi-heure. Le foie, d'après W. Millier, a pei'ihi la faculté de retenir le sucre qui hii ariive après la transformation de la fécule en sucre dans la cavité intestinale, (h^ sorte qu'une partie de ce sucre apparaît tout d'abord dans les urines sous la forme de sucre de raisin.

Considérés d'une manière spéciale, les sucres se comportent différemment. Le sucre de canne commence par se transformer en glycose et lévulose, celle-ci est assimilée entièrement, tandis que la glycose passe plus ou moins complètement par les reins. — 11 en est de même du sucre de lait qui, d'après lui, forme sans qu'on sache comment, du sucre de canne (Kulz).

On peut conclure de là que les sucres ne peuvent pas remplacer les fécules, que le lait lui-même est suspecté, et qu'enfin il faudra chercher ailleurs les auxiliaires ou les remplaçants des hydrates de carbone.

§6. — Woyens natui*cl»$ et artificiels de réduire l'alinieii'

tation liydrocarburée

Des pains de diabétiques. — On a chercbé par tous Ics moyens naturels et artificiels, à réduire ou à remplacer l'alimentation hydrocarburée sans nuire au malade; la suppression du pain a été la question la plus grave. Elle domine, surtout en France, toute l'alimentation, et nos diabétiques ne se soumettent que difficilement à la privation de cet aliment. Comme la farine de froment contient de 49 à 72 pour 100 d'amidon, on a songé, dans tous les pays, à faire des pains

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