ACTION DE L'EAU
la vacuité ou sur la (lc|)l(jli()n de l'appareil vasculaire, pres- 4 ril la sudalioii cl les exercices forcés pour évaporer l'eau du sang, en même temps (pi'il réduit la fjiiantité de boisson non j»lns à 800 «^ranimes comme Dancel, mais à 5G2 «grammes en viiigt-(jiiatre inMires. — (Eitel trouva des imitateui's, enli'(3 aulnes le ((''lèbre Schweiningor (jni fut cependant plus modelé et plus libéral, et d'autres encore qui laissent boire selon la soif du mnladc ou après le repas.
Mais voici de graves obj(M;tions qui vinrent ébranler tout le système. Prenons d'abord l'observation clinique; voici ce que j'écrivais il y a un an :
Ab.soi-pnon de reuii. — L'cau, et surtout cliaude et aromatisée, a l'avantage de précipiter la masse alimentaire dans l'intestin, où la peptonisation, l'émulsion, la transformation se font facilement; il est à noter que la température de l'eau joue un rôle considérable; on avait supposé que Teau est déjà absorbée pour la plus grande partie dans et par Teslomac; c'est une erreur qui a été relevée par Béclard; par ses intéressantes expériences, il démontra que l'eau même fraîche prise à jeun abandonne rapidement la cavité stomacale; au bout d'une demi-minute, l'eau apparut déjà par une ouverture fistuleuse du duodénum cbez un liomme, et après six minutes dans le caîcum d'un cbeval; c'est donc dans Tintestin que l'eau est résoibée; elle passe de là directement dans les veines; mais elle ne séjourne pas dans le sang et n'y forme jamais ce qu'on appelle plétlioi'e séreuse ou liydrémie (Denis, Magendie, Nasse). Avant d'airiver au sang, elle agit par une sorte (ïunbibition, qui s'empare facilement des membranes muqueuses; ces organes absorbent alors l'eau et la restituent sous la fornu? de lymplie séreuse, ou bien le liquide est enlevé par le sang concentré qui passe dans ces tissus.
Action éliiiiinalrico et fléiiutritivc de 1 cttu. L'caU, après
nu ciiM'. Mil r.is. r.f:(.iMK dks or.tsKs.
;i\'(iii' |M''ri(''li('' (l.iiis le saii^ cl. les tissus, s'(''li!niii(; |t;ii' les it'iiis, à l'aide (le la pression du san^' siii- les vaisseaux des gluiiit'i'iiles du rein, cL Mueiiieul ixmr ccilaiiis ('lémeiils en dissolution dans Turine, sous riulluciice (Tink; adion sélective de ri'pillK'liuiii (les caiialieules rénaux; dès (ju'il y a un appoil d'eau plus niai(pi('' (pi'à Tétai uoniial, Texeès de celle eau s'élimine; il eu résulte (pie le coiiteiiu piopoiiiouFiel des élénienls solides de ruiiiie diiuiiiue et S(; tr()UV(; aiii^i dilué. Bien ({u'en même leiiip> Teau leiide à pa<sei' par la tianspiralion cutanée et pai- la respiralion pulmonaire, Turiiie retient néanmoins et (''limine une (juaiitité plus considérable de principes oryauicjucs; à plus forte raison en est-il ainsi, si les autres sécrétions diminuent; dans ce cas, le volume de l'urine venant à augmenter passagèrement, elle charrie également plus d'urée (Baupp). Mais voici des faits bien plus importants. Des recherches deBischolV, Voit, Ilermann, Schmiedeberg, il ressort que, sous l'inlluence de l'eau, les oxydations sont augmentées, et que les produits de combustion se trouvent en excédant dans le liquide rénal. D'une autre part, il est facile de prouver que les boissons abondantes constituent, en outre, une sorte de lavage de tous les parenchymes, et produisent ainsi une élimination temporairement exagérée des déchets nutritifs; pour l'urée, cela est prouvé; il en est de même pour le chlorure de sodium, l'acide phosphorique et l'acide sulfurique; l'augmentation des sels dans l'urine de la diurèse est démonti'ée depuis longtemps par Becquerel, Chossat, Lehman, Genth, Mosler, Falk; ainsi surproduction et excès de sécrétion des principes d'oxydation; en d'autres termes, dénutrition, et départ des déchets : Schmiedeberg se prononce nettement dans les deux sens et surtout dans le premier. Mais en même temps, il importe de noter que l'influence de l'eau sur les mutations organiques et sur le lavage des parenchymes