ACTION DE L'EAU
est tout à l'ait |)assaf;(3rc; rau<^iii(îiitatioii de l'iiréo cesse au bout de peu du teinj)s rnalj^ré la continuation des libations aqueuses (.1. Mcycr, Oppenlieini); riMpiilibre azoté ne tarde pas à se rétablii', cl le conloiiu des lissiis en uiatériaux azotes doit même èli-i^ plus faible (pi'il n'/Mail lors de l'usage modéré do l'eau. L;i conclusion s'impose au point de vue de l'amaigrissement; Teau active b.'s mutations organirpies. L'eau hâte ainsi la dénutiitioii. Falk, après avoir déterminé la quantité d'urine rendue par un animiil, lui injecte dans l'estomac une certaine quantité d'eau; il «onstate que ce n'est pas immédiatement que le rein l'élimine le plus, ce qui prouve que l'eau sert à d'autres buts; l'excrétion se fait surtout après deux à cinq Iicures. Bisclioff trouva aussi une destruction considérable des albuminates, comme le témoigne l'excès d'urée éliminée; Gentil, exi)érimenlant sur lui-même, confirma les données de BiscliolT; avec 1485 grammes d'eau, il rendit I252grammesd'urine, contenant 40 grammes d'urée; avec il litres d'eau, 4'8»'',9 d'urée; A litres d'eau éliminent 5 i^''V3 d'urée. — Lorsque l'eau ingérée est destinée à remplacer la transpiration résultant d'un exercice immodéré, l'urée peut monter jusqu'à 55 pour 100 en plus. Cependant Cari Gentil (Arch. fur PhysioJ., ]). 85), semble amoindrir les données précédentes; mais il iTi n trouve pas moins (en partageant la journée en périodes, puis en comparant les journées entre elles) une augmentation qui va, à l'aide de 2 litres d'eau, de 41 d'urée à 53 par jour. L'eau est non seulement un éliminateur de l'urf'o préexistante, mais un moyen d'augmenter la dénutrition; donc la diète des boissons n'a aucune raison d'être.
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3 ^1. — UcN l»<»IwM4»nK altoiidniii<>M
Guiil('' |);ii" cas (loiiiiécs pliysiuio^iciiics, loin de roslrciiidie rusa^o des l)oissons, j'ai [)u Irailcr et {guérir un giand nombre de malades par 1(3 légimc albumino-<;raisseux, additionné crune grande (iuanlilé di' boissons, parliculièremenl do boissons aromatiques diaudes. La di^eslion se trouve ainsi facilitée tout d'abord; la i^raisse, si rebelle à l'estomac^ est précipitée dans l'intestin, où ell(3 trouve à s'émulsionner l)ar les sucs pancréatique et biliaire, pendant que les albuminalt's complètent leur peptonisation parle suc intestinal et par la trypsine pancréatique. Ce qui prouve bien que la digestion est facilitée })ar les liquides, ce sont les contreépreuves fournies par Evvald et Mayer, qui disent formellement que lorsque l'eau manque dans une digestion intestinale, celle-ci est promptement enrayée.
En même temps que la digestion est activée par les boissons abondantes, la dénutrition ne l'est pas moins. Debove a bien contesté à l'eau, quelle qu*en soit la quantité, tout pouvoir dénutritif. Je ne parle pas d'une première expérience faite sur une femme hystérique, qui, à l'instar de toutes ses collègues, se faisait une nutrition facultative. Une expérience plus sérieuse fut pratiquée sur Flamant, son collaborateur, préalablement soumis à la ration d'entretien, c'est-à-dire à l'équilibration des recettes et des dépenses d'azote (depuis combien de temps?). Debove seul, contre tous les physiologistes indistinctement, et à rencontre des unanimes résultats, conclut de son unique tentative que la quantité d*urée éliminée par les urines reste invariablement la même, après l'ingestion de 1000, ou bien de 4000 grammes d'eau dans les vingt-quatre heures; mais je demande ce que Flamant serait devenu en prenant moins d'un kilogramme d'eau par jour?
POUVOIR DISSOLVANT DKS BOISSONS. 5i3
Je réponds par les reclierches récentes sur riiomnie, et surloulpar (les belles expériences de zootcclinie.
Un physiologiste distingué, I.andois, professeur à Vienne, préconise les boissons abondantes coiiiine un des ineillcurs moyens de réduction corporelle. Ilenneberg (|iii professe la zootechnie a démon ti"é formellement que d'après les agronomes les plus expérimentés les boissons exagérées nuisent à l'engraissement, et il attribue cet elfet à la déperdition de la chaleur par Tévaporation de l'eau. En parfait accord avec Ilennebcrg, Zuntz conclut d'après ses observations que les boissons abondantes, chez les obèses, constituent un bon moyen d'amaigrissement. Le rapport de J. Mayer cite encore Leichtenstern qui a démontré « que l'abondance des boissons n'augmente pas la quantité d'eau du sang, et que l'hémoglobine du sang ne diminue en aucune façon par l'usage de 7 litres d'eau par jour ». — C'est ainsi qu'il faut s'expliquer, dit le rap|X)rteur, comment G. Sée a obtenu de bons résultats de la méthode d'Ebstein malgré l'ingestion surabondante de boissons caféiques. — En considérant la soustraction des liquides au point de vue de la concentration du sang, Leyden dit qu'il ne faut rien en attendre comme effet thérapeutique ; d'une autre part l'introduction massive et subite de liquides détermine une accélération et une extension du courant sanguin, mais ils s'éliminent rapidement par les organes de sécrétion, et l'équilibre se rétablit.
Eu dernier lieu Robin vient de prouver que les li(juides, rares ou abondants, facilitent singulièrement l'amaigrissement, selon que chez les obèses les oxydations caractérisées par la production de l'urée sont amoindries ou augmentées relativement aux autres éléments de l'urine ; lorsque le coefficient de l'urée est au-dessus de la normale, les boissons abondantes sont de toute nécessité.
l*ouvoir diluiiuc des boiMstonst. — U mC rCStC à silinalcr UU
5U niAP. Mil IMS. — i;f;c.iMK nr.s oi'.r.SKS.
(IcrnitM- Mvanlaj^n (h^s boissons abondantes, je veux parler de bMii' |M)ii\()ii' (lihiaul on dissolvaiil. I.nr^cjiic bis obèses sont <,M)iilltMi\, b)rs(jne b\s l'eins contieiniriil p.ir conséfjucnl de Tacide ui'kjhc ou des iirales, si peu sobibb^s (pi'ils s'y fixent, l'eau sert pour ainsi dire à lessiver les canaux ininifôres, et à entraîner ces produits impai'fails d'oxydation on au moins à les diluer et à les rendr(! j)lns soiubles. — (Ij lel convient lui-même que la mesure du rationnement de l'eau se trouve dans la solubilité des urates contenus dans l'urine ; mais ce critérium est loin d'être rip^oureux ; de grandes masses d'uralcs peuvent se trouver dans le tissu du rein et dans les réservoirs d'excrétion rénale, sans que les urines en trabissent rien. — Ce qui est certain, c'est que quand ces organes sont ainsi encombrés d'acide uriquc ou d'acide oxalique, il peut en résulter une véritable irritation, et la formation d'une albuminurie ; c'est ce qui ressort clairement des observations d'Ultzmann, de Kinnicut et de Lépine.
Au moment de terminer ce plaidoyer en faveur de ma métliode qui avait été si vivement critiquée d'abord, des boissons abondantes à la place des boissons rationnées, je trouve des exemples du danger du rationnement. Meyer cite deux cas de dyspepsies graves et rebelles résultant de la métbode d'Œrtcl, et Rosenfeld rapporte trois cas d'albuminurie dont deux sont devenus mortels; La diète liquide peut favoriser, dit-il, la formation de l'acide urique soit par un moyen cbimique, soit par un procédé mécanique, et donner lieu à une népbrite parfois suivie de mort.
§ 3. — Des boissons cafciques à prescrire ; des boissons alcoolisées à interdire
Les boissons les plus nuisibles aux obèses, celles qui produisent ou entretiennent le plus sûrement l'embonpoint sont
DES BOISSONS CAFÉIQUES. 54?
la bière qui est le liciuide le plus stéato^ène; l'îilcool ne l'est pas moins ; il a^^it fàcheusemcnl sur le cœur et les vaisseaux ; la dégénérescence graisseuse ou fibro-graisseuse du myocarde et la sclérose des artères sont le résultat inévitable de l'alcoolisme; c'est à peine si l'on doit permettre quelque peu de liqueur ou de vin dilué aux obèses surtout à ceux (jui ont déjà l'infiltration graisseuse et à plus forte raison la transformation adipeuse des fibres cardiaques. — Les boissons les plus utiles sont les liquides tbéiques ou caféiques. C'est au tlié pris aux repas du matin en quantité marquée et à une température élevée qu'il faut donner la préférence ; tous les obèses qui prennent à table ou entre les repas cette boisson d'une manière usuelle, obtiennent de meilleurs résultats que par l'usage de l'eau pure, môme prise à froid. L'ulilité de l'eau étant admise, on peut recourir aussi, à titre de variante, aux eaux gazeuses, aux limonades.
Le café a fait récemment le sujet d'une discussion assez vive. Dancel accorde le café mais en établissant une distinction entre l'infusion et la décoction ; la première, contenant le principe stimulant, convient, dit-il, aux obèses pleins de torpeur, et fera naître en eux le besoin de se mouvoir en diminuant la somnolence; la décoction, au contraire, détruit le principe actif; elle sera prescrite à tous ceux qui ont encore soif; or, comme tous les obèses peuvent avoir soif, il en résulte qu'il faut leur donner l'infusion. Est-ce Là la conclusion de Constantin Paul qui suit et admire Dancel et me reproclie mon ignorance de la délicate distinction de ces deux procédés? (Voy. cliap. G bis). Il m'adresse une admonestation plus sévère encore.
Autrefois, d'après les expériences de Lebman qui avaient bien (juelque intérêt, on considérait le café comme un moyen d'épargne ; c'était une erreur que j'ai partagée avec tous les physiologistes. Aujourd'hui cette propriété modératrice du