‹ Du régime alimentaireChapitre 138 sur 168 · CHAPITRE IX BIS · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX BIS

TRAITEMENT HYGIÉNIQUE DES CARDIAQUES § 1 . — llcfto.s ou actiwitc tlu ctcur

Dans ces derniers temps une question grave a été agitée et diversement résolue. — Il s'agit de savoir si le cœur malade doit être ménagé de manière à ce qu'on ne lui impose que le minimum de travail nécessaire pour l'entretien de la vie; ou bien si, au contraire, au lieu de le laisser s'allanguir dans un repos relalif, et de l'exposer à une sorte d'atrophie fonctionnelle, il ne vaut pas mieux développer ou du moins entretenir son action contractile. Les centres nerveux sont, comme on le sait, les véritables régulateurs du cœur; pas une impression ne se produit en nous, pas un mouvement ne s'exécute sans modifier l'activité du cœur; une pensée même, dit-on, suffit pour déterminer les changements appréciables, à l'aide de l'instrument modifié de Marey, appelé plcthy-sphygmographe, qui juge le pouls, la pression artérielle et les moindres variations de volume dans les membres. Mais il est une limite au-dessous de laquelle les manifestations actives de l'organisme ne sauraient tomber sans conq)romettre l'existence; il y a aussi la frontière de la suractivité. C'est entre ces deux extrêmes qu'on peut se mouvoir, soit ])our exciter, soit pour amoindrir la nutrition intime des organes ; pour ce qui est du cœui* il faut réduire au minimum toutes

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les cxfilalitMis psyc!ii(|W(»s et |)liysi(|iujs, dans la nicsiirc; du la vilalitc nécessaire.

\]n llicrapciilistc très oi'i-^inal, Alh. Iloiïinaiin viciil, «le publier un livi'(î sur les moyens d'allénuer ou de surélever le Ibnctionncnienl i]i'<^ organes, |)arliculièreiTicnl du coui-, il prétend que si dès le début de la maladie le médecin s'empare de l'esprit du malade, de uianièrf; à lui iiilcidire loiihi occupation absorbante ou excitante, il paiviendra à trans- Ibrmer une affeclion incurable en un état guérissable. Mais je demande quel est le moyen de persuasion ? Vous pourrez bien par quelques semaines de voyage, par quelque séjour aux eaux minérales ou aux stations maritimes, cliangcr le cours des idées, et faire trêve aux préoccupations; mais après ! tout est à recommencer; vous ne transformerez jamais un malade dont l'esprit travaille, dont l'intelligence est plus ou moins cultivée, dont les passions ne sont jamais éteintes, dans tous les rangs de la société, en un fakir indifférent à toutes les impressions. Mais voici qui est plus grave : On commande au malade une cure physique, c'est-à-dire le repos du corps dans la position horizontale. Jl est. certain • que dans cette attitude le nombre des pulsations du cœur est diminué. Yivenot trouve 65 pulsations dans le coucher dorsal, et 74 dans la position verticale ; on est censé faire ainsi une économie de 8640 pulsations par jour; le bénéfice semble évident; mais il y a la contre-partie. Marey et après lui Schapiro ont démontré que la pression du sang dans les vaisseaux est augmentée au moins de 2 à 3 millimètres de la colonne mercurielle, et le premier avantage, en le supposant même réel, est largement perdu. — 11 y a d'ailleurs dans cette position sur le dos et même sur un côté, sur celui même qui soulagerait le plus le malade, de grands inconvénients; le sang veineux qui provient du cerveau ne s'écoule plus aussi facilement que quand la tête est dans la direction verticale;

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