CURE DE RAISIN
afin d'établir rarcoutiimancc, puis on au^nnenlo progressivement la quanlilc quotidienne de raisin; lorsqu'on doit cesser, la cure de diminution doit être graduelle. On absorbe une partie de la lation ([uotidienne une beure avant le déjeuner, puis avant midi, enlin entre trois et cincj licures de l'après-midi. La cure ne peut d'ailleurs pas être exclusive, car la quantité de raisin absorbée, pour si grande qu'elle fût, serait insuffisante comme ration d'entretien. Mais la quantité additionnelle d'aliments peut être assez faible, car même dans ces conditions les vignerons ne tardent pas à gagner des foi'ces.
Les premiers efTets d'une cure de raisin sont de provoquer quelques troubles digestifs, la plénitude de l'estomac et de la diarrbée, tous pliénomèncs qui ne tardent guère à disparaître pour laisser la place à une augmentation de raj)pétit. Quant à l'influence de la cure sur la composition de l'urine, les renseignements font complètement défaut; dans cette appréciation il faut tenir compte de l'alimentation simultanée et se rappeler que l'usage des raisins n'est pas seul à modifier l'état de l'urine. On sait seulement que la quantité d'urine est augmentée, mais on ne sait rien de positif au sujet de l'excrétion de l'urée. Il est seulement à présumer que sa quantité est augmentée comme le fait est observé liabituellement quand la diurèse est activée.
^4. — TralCciucnt Ly£;-lciii<{iic de l'iiyclropii^ie Itrightiquc. — Iliètc sèelio
Nous savons (|ue les bydropisies dans le mal de Briglit n'ont pas toujours une cause univoque; dans la plupart des cas, elles ont pour origine la rétention de la partie aqueuse de l'urine qui ne peut s'ouvrii* une issue au deliors par les reins et qui s'extravase dans le tissu cellulaire. Si dans la
718 CIIAP. \ r.lS. — TI'.AITKMKNT llYCiriNK)!'!': DV.S AI.IUMIMIÎIorKS .
ii('j»lirih' ;iiiiii(', rdidèiiio rL'COnii.'iîl |i;iiiiii x's ciiiscs (\(Mi lésions vasculaircs du h'^iiiiicnl, ciiLiiiii', l.i rii'(|ii(.'n('e <lo roli^iiiif, rappiuclice (i<! l;i IVécjuciicc des liydiopisios, rend au moins légitime la première inlerj)i'étalion. Dans les iiépliriles av(N; hypertrophie compensatrice du cœur, les liydropisies apparaissent sitôt ({ue la compensation lalhlil el (jU(î la diui'èse baisse. L'œdème hi'iglitique olïre alois à [)en près la même i)hysionomie (pie l'irMlèm*; cardiaque.
Le meilleur moyen de lutter eflicaeement contre les hydropisies du mal de Bright consiste donc à rendre la perméabilité au rein ; on peut y arriver par deux moyens : en élevant la pression artérielle, en s'adressant aux lésions rénales. La nature emploie spontanément le premier moyen ; quant au second, nous savons qu'il n'en est pas qui remplisse mieux les desiderata que le lait. Nous savons que, sous son influence, l'albuminurie diminue, la diurèse s'accroît dans une énorme proportion, à condition, toutefois, que les lésions brightiques soient récentes; enfin, comme corollaire de cette action diurétique, la sérosité extravasée rentre dans la circulation pour être éliminée par la voie rénale qui lui est rouverte. Dans les cas où la rigueur du régime lacté n'est pas indiquée, dans ceux où il y a intolérance absolue pour ce régime, le mieux est de suivre les recommandations de Senator, déjà indiquées : repas augmentés en nombre, mais peu abondants; usage de viandes peu azotées, veau, volailles, poissons, légumes verts. Les malades peuvent prendre, pour boissons, du bordeaux léger, additionné d'eaux minérales alcalines (Vichy, Vais). C'est dans ce cas que le régime indiqué par Stokes et remis en honneur par Œrtel pourrait rendre des services, tout en tenant compte de l'état des reins. Ce régime consiste surtout dans la réduction au minimum des liquides; le malade doit boire le
TRAITEMENT DE L'MYDROPISIK. 7t9
moins possible; son réj'ime doit être substantiel mais non excessif. Naturellement le malade bri^i^lilique doit, dans ce cas, avoir recours aux viandes blanches qui sont prohibées dans la diète sèche. En même tem])s, Qùtel recommande de se lever de bonne heure et de faire de l'exercice. Sous l'influence de la léduction des liquides, Œrtel a vu la diurèse s'accroître chez les sujets sains et chez les malades atteints d'affection cardiaque compensée; mais cette diurèse subirait une poussée d'autant plus forte dans les affections cardiaques non compensées, que les troubles ciiculatoires sont plus intenses. Ces résultats ne paraissent pas avoir été confirmés au moins dans leur totalité. Feilchenfeld a fait récemment des recherches de contrôle, et il a trouvé que sous l'influence de la diète sèche, la diurèse s'accroît moins fortement que par l'usage de la digitale, mais plus fortement qu'avec la caféine. 11 paraît donc, jusqu'ici, assez bien établi que la diète sèche, en rompant l'équilibre des liquides au profit de la sécrétion urinaire, soustrait à l'organisme une certaine quantité de liquide, et, fait qui serait très important s'il était bien constaté, serait bien i)lus utile encore dans les affeclions cardiaques non compensées. La diète sèche provoquerait la résorption des liquides épanchés, ou tout au moins la favoriserait. Feilchenfeld déclare, de son coté, n'avoir pas constaté l'augmentation de la diurèse par la diète sèche dans les affections non compensées du cœur; en tout cas, cette augmentation était très faible ; il n'a pas vu non plus que la marche de l'affection cardiacpie ait été favorablement influencée par ce traitement. Mais alors le principal avantage que Œrtel attribue à ce régime serait considérablement diminué, })uisqu'il se montrerait surtout là où l'on n'a guère intérêt à accroître la diurèse. A priori^ ce régime pourrait-il être prescrit sans réticence, alors que la réduction des liquides augmente la concentration de l'u-
720 CHAI». X lUS. — Tn.UTEMKNT IlYGIf.NIQUK DES ALHUMINnUQUES.
rinc, cl (|iio celte concenli'alion exlrùiiie est poiii' N; l'iii un surcroît de travail? Kvideniineiit non.
v^ O. — Trni<<iiii('iit lij^l<''iii(|uo do l'urcmlo
Le traitement dictctiquc possède une action surtout préventive contre cet état qui résulte de rinsuCtisancc sécrétoire des reins, et qui s'appelle Vurénite. Le ré^^imc permet jusqu'à un certain point la réparation des lésions rénales et il rétablit la perméabilité momentanément supj)rimée des reins. Lorsque les lésions sont profondes et définitives, lors(|ue l'occlusion du rein aboutit à Taccumulation dans l'organisme des poisons (jui s'y sont formés et qui exigent l'intégrité des fonctions rénales pour s'éliminer, lorsque enfin l'urémie est proclic, le traitement diététique perd sa valeur, soit parce que les vomissements presque incoercibles n'en permettent pas l'application, soit parce que le temps presse et qu'il faut lutter contre le danger imminent avec des moyens plus immédiatement efiicaces. C'est surtout dans l'urémie lente que le lait est appelé à rendre des services; son action est telle, qu'il est dans l'espèce àla fois un aliment et un médicament. C'est un aliment d'une digestion facile, qui par son action sédative sur l'estomac calme les vomissements. G'estdeplus le meilleur des diurétiques etleseulquipuisserelever lasécrétion de tousles éléments de l'urine sans aggraver les lésions rénales. Le fait que le lait favorise l'excrétion des principes excrémentitiels de l'urine contribue indirectement à combattre les vomissements urémiques avec moins de danger que ne pourrait le faire toute autre médication sédative. 11 faudrait, en eifet, se garder de combattre trop énergiquement des vomissements simplement aqueux qui ont la signification d'une élimination supplémentaire au point de vue de la sécrétion urinaire. Avec le lait le danger d'une in-
TRAITEMENT HYGIÉNIQUE DE L'IKTlMIE. 721
tcrvcntion inopportune n'est pas à redouter. Celait est à peu près le seul aliment qu'on puisse prescrire, sa faible teneur en matières extractives et en potasse le recommande naturellement dans l'urémie. Le lait possède Tavantage de ne laisser dans l'intestin qu'une très minime quantité de résidus livrés à la putréfaction dans le tube digestif, que Bouchard a fait intervenir dans la genèse de l'urémie. L'auteur conseille en outre d'adjoindre le blanc d'œuf, le fromage, la viande bouillie tout en interdisant le bouillon. Comme toujours, le lait, pour produire les meilleurs résultats, doit être donné par petites doses espacées afin qu'il soit toléré.
Le thé et le café qui renferment le môme alcaloïde peuvent être recommandés en raison de leur action diurétique et de leur effet tonique sur le muscle cardiaque. On peut obtenir une amélioration de la circulation rénale et en môme temps une augmentation de la sécrétion urinairc par voie réllcxe en agissant sur les extrémités nerveuses périphériques par des frictions cutanées; on a vu, en effet, la sécrétion urinairc s'accroître après des frictions stimulantes de la peau.
L'ingestion d'eau froide, l'introduction de l'eau fraîche par des lavements peuvent avoir cet effet salutaire de vider, par la contraction vasculaire ainsi provoquée, le système vasculaire abdominal et de faire refluer dans la circulation générale le sang-porte qui stagne dans le système ; il en résulte une augmentation de pression dans les artères, et la diurèse éprouve une augmentation momentanée. Bouchard assure avoir vu l'anurie céder parfois à l'usage des lavements froids. L'ingestion d'eau froide, à part l'avantage de la mise en jeu de la contractilité des vaisseaux abdominaux, augmente aussi la diurèse par l'introduction de liquide <lans la circulation.
On a cherché à combattre les accidents urémiques en stimulant les organes qui peuvent suppléer le rein. Mais cette
m CHAI». \ HIS. — TKAIIKMKM in(.li:MQUi: DKS AI-llUMINLIUQlIES.
action vicariaiitc csl toujours fort incomplète et porte à peu près cxclusivouicnt sui* l'eau, alors cpi'on a inléièt à ouvrir uiievoie créliininalion aux j)rincipcs toxi(pios qui ne peuvent trouver un débouché [)ar le rein. Or la soustraction pure et siin|)le (le Teau sous la menace d'urémie constituerait plutôt un dangvrpour l'organisme en augmentant la concentration du sang par sa richesse relative en matières excrémentitielles. Dans des cas exceptionnels seulement, la peau élimine des quantités notables d'urée, mais dans l'immense majorité des cas les manœuvres qui ont pour but de produire une abondante diaphorèse, tels que les bains d'air chaud et sec, les bains de vapeur, les bains très chauds n'arrivent à produire que l'élimination de l'eau, alors même que les principes normaux de la sueur sont excrétés en faible quantité. Les seules manœuvres qui soient recommandées à ce titre sont les bains très chauds prolongés, en ayant soin de refroidir la tète du malade par des compresses froides ou mieux un sac de glace pilée. Les applications froides sur la tête peuvent d'ailleurs être faites en dehors des bains lorsqu'on a lieu de croire à un état congestif du cerveau.
§ 6. — Soins à donner à la peau des albuminurlques
Les relations physiologiques qui existent entre la peau et les reins légitiment l'importance que l'on accorde à l'entretien et à l'exaltation même des fonctions cutanées dans le cours des maladies rénales. On connaît l'espèce de balancement fonctionnel qui fait varier dans un rapport inverse la sécrétion urinaire et la sécrétion cutanée, selon les conditions du milieu, suivant l'état atmosphérique. Par la sécrétion aqueuse le rein peut donc être suppléé en partie par la peau, mais bien que la sueur renferme normalement des traces d'urée on s'est convaincu que les quantités éliminées
SOLNS A DONiNtli A LA l»EAU DES ALUUMINUKIQUKS. Iti
par la peau ne peuvent jamais être considérables au moins dans les cas ordinaires. Cependant nous savons (|uc l'urée n'est pas seule en cause dans le syndrome urémie, et qu'il faut, à l'exemple de Scliotlin, incriminer [)rolKil)lement la rétention de tous les produits qui doivent être excrétés par les reins. Or, appréciée à ce point de vue, la sécrétion cutanée a son importance au point de vue de la dépuration de l'organisme, puisque le produit solide delà sueur de vingt-quatre heures atteint 15 à :20 grammes et par conséquent représente à peu près le quart du produit solide de l'urine. Si, comme l'admet l'école de Semmola, et comme le fait est probable, les fonctions cutanées sont absolument perdues après les premières périodes du mal de Bright, cette occlusion de la peau sera une nouvelle cause de la rétention des principes excrémentitiels à ajouter à l'imperméabilité du rein pour les mômes principes. D'ailleurs cette relation physiologique de suppléance n'est qu'une partie du rôle que le tégument externe a cà remplir, et nous avonsvuqucSemmola en particulier accorde une importance extrême à l'intégrité complète etabsolue des fonctions cutanées, puisque pour lui et ses adeptes c'est la respiration cutanée qui est compromise la première et que sa suppression progressive ouvre la série des étapes pathologiques que le brightique devra parcourir. Cette respiration cutanée, pour être très faible, n'en est pas moins une réalité physiologique. La peau de l'homme absorbe de l'oxygène, et Gerlach a constaté que cette absorption augmente |)ar l'exercice jusqu'au double. Quant à l'exhalation de l'acide carbonique, elle a été estimée à la 1 30*' partie de celle qui a lieu j)ar le poumon; Ambert ne l'a trouvée que la ^00^ Fubini et Uonchi ont étudié sur l'homme l'influence qu'exerce la lumière sur l'exhalation cutanée do l'acide carbonique et ils sont arrivés à ce résultat que sous cette influence la quantité d'acide car-
T^Ji CIIAP. X MIS. - TK.UTK.MKNT II Yr.lf.NiyilE DES ALIiU.MIM'RIQlKS.
Ii()iii(jii(' ('liiiiiiKHj j);ii' hi |)c:ni s'i-lùvc df. 100 à ll.'î. I.cs vncliciclics (le celle iiahii'c Faihîs par.Iansscn dans les n<' pli ri tes soiilpcii concluantes; on saitsenlenient j»ai' à jxmi piès (jiie la peau des hri^litnjucs nefonctionne pas, (prclle transpiie peu ; les lésions sont très probables et consisteraient, (ra[)rès Sernniola, en uiu; atro|)bie du derme et des glandes sudoripares. L'étiologie de l'albuminurie nous apprend d'autre part l'inlluence des lésions cutanées surlaproduction de ce symptôme ; la scarlatine dont les lésions anatomiques occupent la peau est unedes causes les plus fréquentes denépbrite; les brûlures peuvent engendrer l'albuminurie; enfin quelle que soit l'interprétation que l'on adopte, le vernissage qui supprime les l'onctions cutanées produit l'élimination de l'albumine par les reins. Il est possible que la série des sympatliies physiologiques qui ont la peau pour point de départ ne soit pas épuisée et que le système nerveux sensitif qui s'épanouit à la surface de la peau, qui est l'origine du réflexe cutané respiratoire, joue un rôle nécessaire sur la nutrition et que ses troubles fonctionnels aient quelque influence sur la production de l'albuminurie.
Pour toutes les raisons susdites, on doit apporter le plus grand soin à entretenir et à réveiller les fonctions de la peau chez les brightiques dans le cours de la maladie. L'exécution de cette prescription dans les premiers temps de la maladie est peut-être plus impérieuse encore, car c'est alors seulement qu'on peut espérer conserver à l'économie des fonctions dont l'intégrité sera en partie la sauvegarde de l'avenir. Pour conserver à la peau son activité, il faut soumettre le malade à un traitement continu et régulier. Des frictions sèches avec la brosse de flanelle ou de caoutchouc doivent être répétées tous les jours ; le massage qui enlretretient à la fois le bon état de la peau et la nutrition des tissus peut être prescrit sans appréhension. L'exercice mus-
SOINS A DONNER A LA PEAU DES ALHUMINUHIQUES. 7fî5
culaire modéré produisant la moiteur do la peau exeree une heureuse inlluence sur l'entretien du té<'ument. L'étuve scelle, les hains de vapeur conduiseni aux mêmes résultats. Quant à riiydi'otliérapie,elle exilée plus de prudence dans son maniement. On peut, à l'exemple de Jaccoud, commencer par les bains ticdcs dont on diminue progressivement la température pour arriver à l'eau froide. Les douches doivent être courtes, de dix à quinze secondes, et ne doivent pas être dirigées sur la région lombaire. Il faut surtout éviter au malade toute cause de refroidissement après les douches et lui prescrire les frictions et l'exercice afin de faciliter la réaction. L'hydrothérapie est contre-indiquée, cela va de soi, dans riiypertrophie du cœur.
C'est surtout au début des néphrites que la peau fonctionnant à peu près bien peut être stimulée et rendre de grands services. Le moyen le plus sûr alors est d'employer, outre les frictions et le massage, les bains chauds prolongés très chauds au lieu de l'hydrothérapie froide; l'enveloppement dans une couverture de laine à la suite du bain, l'administration de quelques boissons chaudes prolongeront encore les effets de ces pratiques. Les cas de néphrite aiguë avec anurie ne sont pas rares, dans lesquels la stimulation des fonctions cutanées, ajoutée à d'autres moyens il est vrai, a eu une influence vraiment salutaire. Il n'en est plus de même, au contraire, lorsqu'il s'agit d'anciennes albuminuries avec lésions graves des reins; les manœuvres qui ont pour effet de provoquer la diaphorèse sont souvent alors impuissantes, quelquefois même dangereuses.
Le malade ne devra pas oublier de se vêtir chaudement, de porter de la flanelle et d'éviter le séjour dans les lieux froids et humides. Le séjour au lit est de rigueur dans toute néphrite à début aigu ou subaigu. Entin on devra se rappeler que certaines aflcctions cutanées comme Teczéma sont pour
TiV. CIIAl». \ IMS. - TIIAITKMKNT HYC.IÉNIQUE DES ALHUMINURIQUKS-
(crlaiiis iillmniinuriqncs de V('i ilahles ômoncloin's, (jiTil est (laiijicnuix tic ^uéiii' ; il siillil (rùlic prévenu de la j)Ossiljililé (lu Tait.
§ 7. — liifliiciiccs (les eoii(litI<»nH «'ONiiiIqucs c( «Icm cliiiinfs
L'observation clinique a ai)[)ris à connaître la bienfaisante influence des inhalations d''oxij(jcne sur Talbuminurie. Les fonctions nutritives sont exallées, l'appétit est fortement excilé, la richesse du sang en hémoglobine est accrue; les combustions s'opèrent d'une façon plus complète et l'urée est accrue. C'est Trousseau et Eckard puis Constantin Paul qui ont été les premiers à constater la diminution de l'albumine rendue après les inhalations d'oxygène.
On peut induire de là que les albuminuriques doivent rechercher un air pur, un climat égal, sec, doux, peu sujet aux variations de température. Le voisinage des forêts dont l'air paraît chargé d'ozone et de vapeurs de térébenthine n'estpas à dédaigner. Le littoral méditerranéen paraît réunir plus particulièrement les conditions climalériques exigées pour les brightiques qui doivent éviter au contraire Tair trop stimulant de l'Océan et les variations trop brusques de température dans les montagnes.
§ 9. — InOuence de l'exercice sur les alliuMiîuuriqucs
L'exercice doit être recommandé aux albuminuriques, mais avec la précaution d'en user avec ménagement. Pris avec modération, l'exercice est favorable aux brightiques en ce qu'il stimule les fonctions de la peau, qu'il active les combustions et les rend plus complètes. Les efforts musculaires trop violents et trop prolongés doivent être évités avec grand soin; Bull (de Christiana) rapporte que dans un
DE L'EXKRCICE CHEZ LES AI.HUMIMIUQUKS. 727
«•as Tasccnsion il'iino inonLa<^n(i liiL la cause occasionnelle d'accidents iirémiques mortels, probablement en donnant lieu à une production plus considérable d'urée. Les eiforts pbysiques doivent également être évités lorsque la compensation cardiaque est exagérée.
L'exercice musculaire est particulièrement recommandable lorsque la néphrite s'observe chez un sujet dont la nutrition est compromise ou languissante. L'exercice est, diton, aussi capable jusqu'à un certain point de stimuler le cœur, et à ce titre il serai t utile lorsque la compensation est rompue ; Œrtel a montré par ses observations qu'il est possible d'augmenter la force de la contraction cardiaque et de relever l'énergie du cœur qui faiblit par la mise en jeu de la contraction musculaire. Assimilant le muscle cardiaque à un muscle quelconque qui se fortifie par une gymnastique méthodique, il fait voir qu'on peut produire ce résultat sur le cœur en le soumettant à une véritable gymnastique. Ses expériences à cet égard tendent à démontrer que le moyen le plus efficace pour accroître l'énergie des contractions du cœur est de pratiquer la gymnastique ascensionnelle. Sous l'influence d'un pareil exercice, le cœur, dit-il, se contracte plus fortement, les artères se dilatent et subissent une diminution de la tension de leurs parois, la pression artérielle augmente alors ({ue l'afllux du sang" veineux dans le cœur doit se faire plus facilement et que la pression sanguine diminue dans la veine cave inférieure ; il en résulte au total une rapidité plus grande de la vitesse de la circulalion; mais c'est tout.
L'activité musculaire aurait aussi pour effet détourné d'augmenter la sécrétion urinaire par suite des conditions meilleures dans lesquelles se trouve la circulation rénale. Quant à l'albuminurie, sa diminution est surtout sensible dans les jours qui suivent l'expérience, car sur le moment, immé-
7-2S CIIU». \ lus. — THAirKMENT HYCIf.NIQUE DKS ALnUMINURIOUKS.
(liatciiiciiL apiùs la traiispiialiuii cl l'cxlialaliuii piihiiouairi; auj^nicntécs par l'exercice rendent les urines moins abondantes et la proportion de l'albumine relativement plus considérable. 11 est clair que rexercicc ainsi entendu devient inutile ou même nuisible cliez les brigbtiques polyuriques avec hypertrophie cardiaque.