‹ Du régime alimentaireChapitre 18 sur 168 · INNERVATION DE L'ESTOMAC ET DE L'INTESTIN · texte numérisé non relu

INNERVATION DE L'ESTOMAC ET DE L'INTESTIN

surtout riiyperliémic veineuse étant des causes (riiyporpérislaltisme, il faut admettre une action directe de Texcitation splancliniquc sur les fibres musculaires elle-memes de l'intestin. Sous ce rapport on peut comparer ces nerfs ot leur effet modérateur sur l'intestin, au phénomène d'arrêt qu'on produit sur le cœur en excitant les nerfs vagues cardiaques. — Il s'agit dans les deux cas d'une suspension directe des mouvements du cœui^ ou de l'intestin. — Dans les deux organes il existe une chaîne de plexus et de ganglions intrinsèques qui sont les véritables incitateurs des mouvements. Il s'agit de modérer, de régulariser, de refréner ces mouvements; pour l'intestin ce sont les nerfs grands splanchniques.

Au résumé ces nerfs sont des nerfs suspensifs du mouvement; leur excitation arrête les contractions. Mais ce sont aussi des excitants pour les nerfs vaso-constricteurs par la suppression de l'oxygène, et des excitants pour les nerfs vaso-dilatateurs des vaisseaux; ainsi ils règlent l'afflux du sang, comme tout à l'heure ils modéraient le mouvement de l'oraane.

§ 3 bis. — Influence des centres nerveux sur les vaisseaux de 1 estomac et des intestins

Les centres nerveux, le cerveau surtout, agissent sur les vaisseaux de l'estomac et de l'intestin d'une manière incontestable. Les lésions du cerveau produisent des stases sanguines, des ecchymoses, des hémorrhagies, du ramollissement, parfois môme des ulcérations de la muqueuse de l'estomac (Kammerer, Schiff, Vulpian). Les elTels sur l'intestin sont moins marqués. On ne saurait expliquer ces faits que par la transmission de l'excitation cérébrale aux nerfs vasculaires du tube digestif, d'où il résulte des hyperhémies

72 Cil A P. :{. — I)I(;kstion.

\(Mii(Mis(3s ou (1rs aiiémirs ai tériollcs ((iii iJiodiiisonl les iriAmcs pliéiionièncs que l'cxcilatiou dircchi des ncifs s|)lauchni(|ucs de riulesliu.

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Des deux nerfs principaux, à sasoir les nerfs sympathiques ei les nerfs vagues, les premiers ne servent qu'à percevoir d'une manière inconsciente les impressions perçues; mais celte sensibilité est suffisante pour déterminer, lorsque la membrane muqueuse se trouve en contact avec les aliments, une contraction réflexe des muscles du tube digestif, et produire les mouvements. Les véritables nerfs de la sensibilité sont les nerfs vagues. A l'état normal, les sensations sont assez obtuses; chez l'homme, la sensibilité paraît être mise en jeu principalement par le contact des liquides froids; mais quelle que soit la cause d'irritation, si elle se répète, la sensibilité finit par s'émousser.

Sensations de la faim et de la soif. — On suppose que les nerfs vagues, en leur qualité de nerfs de la sensibilité, sont aussi le siège des sensations de la faim et de la soif; mais chez les animaux auxquels on a coupé ces nerfs, la faim reparaît. Elle n'est pas davantage l'indice du besoin réel de réparation ressenti par le cerveau, et se reflétant vers l'estomac (Schiff), car la sensation centrale ne pourrait pas, les nerfs vagues étant sectionnés, se propager à la muqueuse stomacale. Il y a inappétence dans la fièvre, et cependant l'inanition est là. Il y a, au contraire, des fausses faims, même après une réplétion complète. Donc la faim n'indique que l'état local de l'estomac; elle produit là des tiraillements nerveux qui peuvent être momentanément calmés par Tingestion même de corps inertes.

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