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soiiflcimenl des substances all)iiiiiinciis(îs. il r.inl, ponicjuc celles-ci se dissolvent el se niétaniorpliosenl en j)i'oduits assimilables, une pepsine acidifiée par une qnantilc suffisante et une quai i le déterminée d'acides.
On trouve dans le suc gastrique fourni par une lislule artificiellement établie cliez le chien, de même dans le liquide stomacal retiré de l'estomac de l'homme à l'aide d'une sonde, divers acides, toujours l'acide chlorhydiique, presque toujours l'acide lactique; mais ce dernier n'est, disait-on, que le produit des fécules ou des sucres ingérés en proportion suffisante.
Acide chlorhydrique. — Le seul acide qui soit constant et en môme temps libre dans l'estomac, c'est l'acide chlorhydrique. Bidder et Schmidt ont démontré que si dans le suc gastrique du chien on suppose toutes les bases combinées avec l'acide chlorhydrique, il reste toujours encore une quantité notable de cet acide qui échappe à la neutralisation; dans le suc gastrique humain cet acide est moins abondant, mais on le retrouve toujours sous cette forme.
On peut le constater facilement chez l'homme par divers réactifs, par le réactif de Mohr (acétate de fer et sulfocyanure de potassium), par l'extrait amylalcooliqueduvin rouge (Uffclman), mais surtout par la tropéoline et parle méthylaniline violet, (indiqué par Maly, Laborde, Yan der Yelden, Riegel) qui décèle une solution ne contenant que 0,22 pour 1 000, en produisant une coloration violette qu'on ne retrouve pas par la présence des acides organiques. La méthode la plus ingénieuse pour les séparer repose sur l'action de l'éther qui se charge toujours d'acide, mais surtout d'acide organique; c'est la méthode de Berthelot et de Charles Richet; sur un malade portant une fistule stomacale on a pu même préciser ainsi la quantité d'acide chlorhydrique qui oscillait entre 1,8 à 1,7 sur 1000. Cet acide est non seulement constant mais il
OPÉRATIONS CHIMIQUES DE LA DIGESTION STOMACALE. Ki
est le plus efficace pour la di{^cstion. il existe bien encore dans le suc gastrique un autre acide minéral, c'est ïacide pliosphoriquCy mais sa valeur digestive est d'autant moindre qu'il est sous forme de phosphates.
Combinaison de V acide chlorhydrique avec la pepsine. — L'acide chlorhydrique libre ne l'est cependant pas assez pour échapper à la combinaison avec la pepsine; d'après Laborde il serait fusionné avec la pepsine; d'après Richet avec la leucine qui est un dérivé des albuminates.
Acide lactique. — L'acide chlorhydrique ne constitue pas le seul acide de l'estomac. Outre les acides butyrique, valérianique, qui sont des produits de décomposition des aliments, on trouve presque toujours dans le suc gastrique de l'acide lactique, qui provient en partie des matières amylacées ou sucrées en fermentation lactique. Toutefois Richet, en traitant par l'éther un suc gastrique entièrement exempt d'aliments hydrocarbonés, y a trouvé encore 43 centigrammes d'acide lactique pour 1000. Il semble donc qu'il s'en forme dans l'estomac : s'il en est ainsi il doit pouvoir servir à la digestion artificielle ; du moins il fait gonfler les albuminates. Lorsque l'acide lactique est en présence des chlorures il les décompose en partie, de sorte que si les deux acides se trouvent ensemble, le premier sert toujours à dégager l'acide chlorhydrique, lequel est plus diffusible et se trouve surtout à la surface supérieure de la solution; il se forme aussi du lactate de soude qui est au fond, et de l'acide chlorhydrique qui est superficiel (Maly).
^ O. — Des orgauci4 ïtécrctciirs de la pepsine et des acides
de 1 estoiuae
L'étude de la pepsine et des acides de l'estomac, c'est-àdire des principes véritables de la digestion, serait imparfaite
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sans la nolion exacte de leur (ni^iiic, de Inir modo de prodnclion, sans la connaissance précise des élénienls analomiipics de la iini(|iieuse sloniaralc (pii président à la formation des agents dif^cslifs.
L'estomac a deux Jonctions; Tune d'ordre nervo-moteur, l'autre essentiellement chimique; l'une s'accomplit à l'aide des plans musculaires qui opèrent des contractions lentes automatiques, des mouvements de rotation totale, de propulsion partielle, tous destinés à mettre la masse alimentaire en contact incessant avec la paroi interne de l'estomac où le suc gastrique prend naissance; nous avons étudié ces muscles et ces mouvements (Yoy. cli. 3). L'autre fonction réside dans la muqueuse stomacale et dans ses éléments constituants, c'est-à-dire dans les glandes de l'estomac; c'est là que se forment la pepsine et l'acide chlorhydrique, qui sont la base essentielle du suc gastrique. — Le sang qui anime ces glandes prend naturellement part à la sécrétion du liquide stomacal; il circule sous la membrane muqueuse vasculaire appelée aussi nerveuse parce qu'elle contient les vaisseaux et les nerfs de l'organe.
Glandes à pepsine. — Muqueuse de V estomac. — Dès son entrée dans l'estomac la muqueuse de l'œsophage change de nature; dans le conduit alimentaire, elle était revêtue par des cellules d'épithélium stratifié (pavimenteux); elle est recouverte maintenant par une couche d'épithélium cylindrique qui se continue telle dans toute la longueur du tube digestif; il y a donc dans l'intestin et l'estomac une muqueuse semblable à ce point de vue, c'est-à-dire un élément commun de protection.
Glandes à pepsine. — Mais la véritable fonction digestive appartient aux glandes secrétoires qui existent en nombre dans la membrane muqueuse depuis le cardia jusqu'au pylore, dont les plus importantes sécrètent le suc gastrique
OPÉUATIONS CHIMIQUES DE LA DIGESTION STOMACALE. s:,
pcpsinifèrc, (.'t qui, par conséquent, contiennent et forment la pepsine.
Ce sont (les glandes disposées en tube qui, chez riiommc comme chez les animaux sont souvent, les unes simples, les autres divisées à leur extrémité en plusieurs branches; les tubes simples s'ouvrent verticalement à la surface de la muqueuse; les glandes branchues s'ouvrent préalablement dans une sorte de crypte.
Puis si on examine les tubes qui sont tous enveloppés par une membrane amorphe, c'est-à-dire sans structure spéciale, on y reconnaît trois espèces de cellules qui leur servent de revêtement interne. A leur entrée les tubes comme les cryptes sont tapissés par un épithélium cylindrique analogue à celui de la muqueuse; dans les deux tiers inférieurs il existe deux espèces de cellules, les unes que lïcidenhain appelle capitales n'ont pas de forme précise et sont difficilement visibles sur les préparations fraîches; c'est pourquoi Rollett les a appelées adclomorphes (cT^c?, forme) ^ les autres connues de longue date sous le nom de cellules à pepsine, parfaitement reconnaissables par leur volume, par leur forme arrondie ou polygonale, par leur aspect foncé et granuleux, tapissent sous le nom de cellules à revêlement, la paroi interne de la membrane au point de la soulever, et de la faire saillir; c'est là dans ces parties profondes des tubes, et surtout dans ces couches de cellules à revêtement que s'opère la formation de la pepsine, mais elles n'ont pas le monopole de cette sécrétion.
Les anciens histologues les considéraient à tort comme les seules cellules pepsiques et leur erreur était plus grande encore lorsqu'ils prenaient les nucléoles foncés, nombreux, de ces cellules pour des grains de pepsine. Dès qu'on connut les deux formes de cellules on rechercha tout d'abord si elles avaient des fonctions identiques ou diverses. Voici ce
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ce (iiK' les beaux liavaiix de Ihndciiliaiii oui déinontiv : Les rclluhîs ( apitalcs se gonlleiil Ibilemcnt pciidaiil. la sécrétion cl s'allaisscnt ensuite (Ileideiiliaiii, Ehshrm). — Kn efTcl, la i»cpsin(i se forme dans ces ceIliil(3S, «'I (juand elles soni ratatinées et troubles, elles n'en contiennent plus ({u'une fraction. Or, cet afl'aissement des cellules après leur évacuation ne veut ])as dire qu'elles soient détruites, ni môme transformées; cela signifie seulement qu'elles se débarrassent des produits qu'elles renfermaient. La pepsine a donc son siège de prédilection dans les cellules profondes de la muqueuse, et c'est là que se trouve le pouvoir digestif ou du moins pepsinogèno le plus considérable.
La partie superficielle des glandes n'agit pas de la même façon que la partie profonde; on sait que des deux éléments du suc gastrique, l'acide, paraît formé, ou plutôt existe surtout à la surface libre de la muqueuse et à T orifice des conduits des glandes stomacales (Claude Bernard), l'autre élément plus profond contient principalement la pepsine. D'une autre part, Ileidenhain a précisé, en le démontrant, que l'acide se forme de préférence dans les cellules à revêtement plutôt que dans les cellules capitales.
Glandes pyloriques. — Les glandes pyloriques qui ont été considérées comme des glandes sécrétoires du mucus sont infiniment plus simples que les glandes de la grande tubérosité; elles sont, jusqu'au fond, tapissées par un épitbélium cylindrique régulier, lequel diffère de répitbélium des ouvertures glandulaires, par ses cylindres plus courts, leur noyau plus visible, et se distingue aussi de l'épithélium cylindrique de la surface muqueuse, par les changements qu'il éprouve pendant les digestions, ce qui n'aurait pas lieu si c'étaient de simples glandes mucipares; elles se gonflent, se troublent, deviennent granuleuses et se colorent alors facilement par le carmin et l'aniline.