‹ Du régime alimentaireChapitre 27 sur 168 · OIUGLNE DU SUC INTESTINAL. 'J · texte numérisé non relu

OIUGLNE DU SUC INTESTINAL. 'J

ment; ce sont les cryptes ou glandes de Liebeikulin (iiii présentent une cerlaine analogie avec les glandes à pepsine de Testomac. Les gla^ides de Brunner sont de petites grandes en forme de grappes ; les grains qui, par leur agglomération, constituent ces glandes, sont allongés et ont également pour revêtement les cellules cylindriques comme les glandes à mucus et à pepsine du pylore chez l'homme; ces glandules, qui sont rares et isolées, contiennent un suc granuleux, formé par des substances albumineuses, de la miicine, et un ferment indéterminé, qu'on suppose être analogue à l'un des ferments du suc pancréatique. Mais la principale partie du suc intestinal est fournie par les glandes de Lieberkuhn ; on peut l'obtenir à l'aide de fistules que Thierry a pu établir sur les chiens, et qui peuvent donner en une heure de 15 à 18 grammes de ce suc par centimètre cube de liquide extrait de ces trajets artificiels. Le suc, qui est d'un jaune clair, opalescent, peu consistant, fortement alcalin, contient de l'albumine sans mucus, et un ferment qu'on peut extraire à l'aide de la glycérine. Son pouvoir digestif s'exerce : 1° principalement sur la fibrine crue (Thiry a noté cet important fait qui explique l'intervention de fintestin dans la digestion de la viande crue); ^^ les autres albuminates et les albuminoses sont moins digérées, d'après \Venz(Ze^7sc/^. fHrBiolo(jie^ t. XXXll, 1886); 3° la gélatine se transforme, dit-on, en une solution non gélatinisable; 4" les graisses ne s'émulsionnent pas, mais sont facilement absorbées ; 5"^ le sucre de canne s'intervertit en sucre de raisin (Paschutin); G*" la .fécule donne naissance à la dcxtrine et au sucre. La sécrétion n'est guère influencée parle système nerveux; les nerfs vagues n'y sont pour rien. Mais l'extirpation des ganglions des nerfs sympathiques de l'abdomen détermine, d'après Budge,un énorme afflux de liquide sécrétoire dans l'intestin avec diarrhée;

«)S CHAI», l lus. — F)K LA IMCKSTION.

celle séerélioii exa'iéiée j)ruvieiiL sans duuLe de la paialysie {]c9. noiTs vaseiilaircs de; riritcslin; lo san^^ rostcrait sta^^nant dans les vaisseaux et lavoiiscrait ainsi la Iranssudation du sérum sanj^uin.

§ 2. — Li(|iiltlo |»nii«*réa(i(|iic. — Son origine. — SeM fouvtiouH

Le pancréas est une glande très complicjuée, en forme de tubes et de gland ules, qui déverse son liquide de sécrétion par deux et même trois canaux dans la cavité intestinale; ces canaux excréteurs se subdivisent en tuyaux de deuxième et de troisième ordre, et ceux-ci en petites brancbes qui se terminent dans les lobules glandulaires en formant ordinairement des cylindres, des manchons (Lalschenberger).

La partie sécrétoire de ces cylindies contient des cellules nues et des grains appelés protoplasma, disposés en deux couches. La couche interne, fortement granuleuse (couche granulée de Claude Bernard), préside à la sécrétion, qui dissout les noyaux contenus dans ce liquide, tandis que la couche externe est transparente, finement striée, et ne s'emplit de granulations qu'après l'acte accompli de la sécrétion. Ce sont ces granulations qui sont le siège du suc pancréatique encore concret et mal formé qui est une sorte de préface du vrai suc actif; c'est la propepsine pancréatique.

Nous savons, par les recherches de Heidenhain, qu'après une sécrétion forte les cellules glandulaires se rapetissent, perdent leur aréole et s'épuisent, qu'au début de la sécrétion les cellules profondes surtout reprennent leurs dimensions, et qu'après un certain temps elles deviennent toutes granuleuses.

Sécrétion pancréatique, — Le liquide pancréatique, qui est au minimum l'animal étant à jeun, commence à aug-

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