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ACTIONS PHYSIOLOGIQUES DE L'AIXOOL

normales et rép^ulières au minimum; c'est un moyen préscivateur de l'inté^n-ité de nos tissus. J'avais raison de dire au début ({ue l'alcool est peut-être un aliment vrai, sûremeiil un auxiliaire indirect de la nutrition générale.

S'il en est ainsi, les conséquences s'imposent; à titre de moyen d'épargne, il soutient aussi les forces, à la condition formelle que la dose soit restreinte.

c. Propriétés dynamiques et nerveuses de Valcool. — L'observation empirique et la tradition populaire avaient de tout temps fait pressentir que l'alcool maintient et augmente les forces; cela est vrai seulement pour un temps limité et par un usage modéré; la décbéance ne tarde pas d'arriver par l'abus.

L'alcool porte dans ce dernier cas sur le système musculaire qui ne manque pas plus que le cœur et les artères de subir la transformation graisseuse. C'est surtout le système nerveux qui s'imprègne d'alcool (Perrin) et par conséquent bénélicieleplus de cet excitant temporaire; le cerveau et la moelle, lorscju'ils contiennent de l'alcool, ne s'oxydent plus que d'une manière relative, et, en effet, les pliospbates qui indiquent le travail de désintégration de la substance nerveuse, diminuent dans la sécrétion urinaire (Stabing).

Ainsi le véritable mode d'action de l'alcool consiste à ménager les tissus corporels, à maintenir les organes dans un état d'équilibre nutritif, à enrayer l'usure de l'organisme.

d. Modérateur de la chaleur corporelle. — Outre les avantages indiqués, l'alcool présente encore un effet des plus inattendus. On devait supposer, a priori, puisqu'il augmente au moins passagèrement les forces, qu'il produirait plus de clialcur, laquelle se transformerait en énergie physique ; mais cette conjecture si plausible ne se vérifie pas ; c'est la réfrigération et non réchauffement qui domine.

Quelle que soit la dose employée, le thermomètre baisse

148 CHAI». ('). — DKS r.OISSONS.

dans les organes profonds elioz riiomine (Ciiny, Douvier, 151 nz). Grehe en donnant à un cheval à Tel at sain lOO^n-ammes de rhum toutes les deux heures, constata au bout de vin;,4quatre heures, une réfri^^ération de 1%7 à 3%5; dans Télal de fièvre, le résultat est encore plus marqué. Dans mon laboratoire de riIotel-Dieu, un de mes élèves (Demouly) a constaté, chez le chien, la nécessité d'administrer de très fortes doses pour obtenir ce résultat; AO à 00 grammes chez un animal de 10 kilogrammes, ce (jui représenterait 250 à 350 grammes de liqueur pour un homme sain, et plus pour un fiévreux. Avant de chercher la cause de cette réfrigération, il importe d'indiquer l'effet de l'alcool sur la circulation.

e. Excitant passager de la circulation. — L'alcool, après avoir produit dans l'estomac une sensation de chaleur qui pourrait faire croire à un réchauffement, augmente peutêtre l'action du cœur, sûrement le nombre des battements du cœur, et en même temps il dilate les vaisseaux; il en résulte que le sang y circule plus facilement, plus vite surtout dans les artères supérieures, ce qui, soit dit en passant, fait paraître la face congestionnée ou injectée.

f. Causes de la réfrigération, — Si maintenant on met en regard le trouble circulatoire et l'abaissement de la chaleur, on est tenté naturellement d'expliquer l'un par l'autre. Le sang passant rapidement dans les vaisseaux dilatés, se met en contact plus souvent avec l'air extérieur qui est relativement froid; la chaleur du sang s'irradie ainsi à l'extérieur; la réfrigération serait donc due à la perte directe du calorique. Mais cette cause n'est pas admissible, attendu que la dilatation des vaisseaux n'est ni durable, ni constante, ni étendue à tous les vaisseaux.

Si le rafraîchissement du sang n'est pas dû à l'irradiation de la chaleur au dehors, il ne peut être attribué qu'à une production moindre du calorique. Or comme les muscles

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