RÉGIME MOYEN
il n'y a rien à lirer, et de fibres indigcstibles, qui n'ont de valeur que par leurs sels et par leur (^^oùt.
§ 1. — lt^'g;iiiic iii<»ycii
Si riiommc livré à l'étude consomme jouinellement 385 grammes de viande, 200 grammes de pain, il retirera de la viande 77 grammes d'albuminates, et du pain 20 grammes, total 97 grammes qui se rapproclient à peine de la dose nécessaire qui est au moins de 125 grammes de principes albumineux; dans ce cas, la dose de pain est insuffisante. S'il s'agit d'un ouvrier qui prend 185 grammes de viande et 400 grammes de pain, la ration est encore plus défectueuse sans doute par suite des exigences du travail musculaire ; comme nous le verrons, le fonctionnement du muscle s'accomplit bien moins par le tissu albumineux du muscle qui s'use peu, que par les graisses qui sont les véritables agents de calorification, ou par les fécules qui sont les substances les plus complètement combustibles, mais tout est incomplet dans de pareilles rations; le travailleur de la pensée et le travailleur pliysique en soutTriront d'une manière inéluctable.
Que serait-ce donc s'il s'agissait d'arriver à 120 grammes de substance albumineuse, en prenant l'aliment le plus albumineux, comme le fromage dont il faudrait 272 grammes par jour ; commela viande maigre à la dose de 5.38 grammes, ou des œufs, dont une douzaine et demie serait nécessaire pour combler le déficit azoté; une alimentation ainsi comprise ne répondrait qu'à un seul desideratum, c'està-dire au besoin d'albuminates. Il s'agit en même temps de satisfaire à la déperdition de carbone; or, pour atteindre les 328 grammes de carbone ([ui se consument, la viande maigre devrait être portée à 2020 grammes, les