‹ Du régime alimentaireChapitre 50 sur 168 · DU RÉGIME SELON LES AGES ET LE SEXE · texte numérisé non relu

DU RÉGIME SELON LES AGES ET LE SEXE

^ 1''''. — l*ci*iocle (lu premier dévcloi)|ieiiieiit e<»iii|iaréo

avec 1 a^e adulte

Calcul cVa'près le 'poids corporel. — Chez rcnfant ((ui se développe, il ne s'agil pas seulement, comme chez radultc, de maintenii" le ^latu qxio^ en équilibrant rigoureusement les recettes alimentaires et les déperditions nécessaires, mais de fournir à rori;anisme les principes nutritifs qui s'y (ixeni, de manière à faire les frais de l'incessante augmentation des éléments corporels. Pendant la croissance, on voit le nombre des cellules des divers tissus de la peau, ou des muqueuses, elle nombre des globules du sang, tendre sans cesse à se nudtiplier; on voit surtout s'accentuer le contenu élémentaii'c des tissus déjà existants, tels que les faisceaux musculaires, et les (ibies nerveuses. Il se passe naturellement dans un organisme jeune une perturbation dans la texture, et des mutations organiques de nature spéciale; ainsi les muscles, le cerveau, le foie, sont i)lus riches en eau et plus pauvres en matériaux solides; avec la croissance, l'eau des organes diminue d'abord rapidement, i)uis i)lus lentement. Par contre, l'usure des albuminates est favorisée dans les premiers temps de la vie, parce que Teiifant n'a pas de dépôts de graisse, qu'on sait être le moyen (Fenrayer la destruction des albuminates. Avec de pareilles conditions, si dans sa nourriture l'enfant ne Irouve que le strict nécessaire pour couvrir les pertes, la croissance est arrêtée, ou bien certains organes s'accroissent aux déj)ens des autres,

•Jos CHAI'. "J. — iu':(;iiMr. ski. on ij:.s acks kt leskxk.

('('(|iii, liiiiilciiiriil, liiiiili' l:i \ii-. iriiiii' iiiilit- |);ii'l,si poiii' (tlilt'iiii iiiic :i(l:i]il:ili()ii \t''iiliil»l(', rllicK c (les piMiicipcs aliiii''iiliiii <•>, il j)r('ii;iil |ir(»[)(»ili(»ii[i('li('iiiriil ;iii j)()i(|s di; son corps, .iiilaiil (raliiiiL'iils on excès (jiic Tadiillc en voie d'eni;raiss('niciil, il >ciail obligé de (onsoniiuer des (juantilés colossales. Voici un résultat eiirieux des expériences de Soxidel. Tandis (jue le Ijojnl' à l'engiais n'an{^niente par kilo^ianiine (pie de 0^'' ,0;J par jour, le veau nourii de lait i4a<;ne journeilenient 1^'',<S5. Les petits oi'ganisnies ont, en ellel, le pouvoir d'assimilation plus marqué. Un enfant ài;é de (piatre mois eonsomme, par chaque unité de kiio- Liramme, (J»',(] d'azote et 1^2 t>raimncs de carbone, pendant que, chez l'adulte, chaque unité de kilogramme ne retient que 0°',31 d'azote et 3^'', 4 de carbone. D'une manière relative, renfant qui croît consume donc 80 pour 100 d'albuminates de plus que l'adulte qui s'engraisse; la quantité de graisse annexée n'est que de 15 pour 100 en plus.

Une autre preuve de cette l'acile annexion est tirée de la quantité de déchets éliminés par les urines; nous prouverons que l'urée qui représente ces déchets est d'une manière relative infiniment moindre chez le jeune enfant que chez l'homme. — En voici une explication fournie par Vierordt. Dans les petits ou jeunes organismes, la circulation du sang est, en apparence, plus lente, étant calculée par minute, mais pendant ce temps, il passe une plus grande (piantité de sang; chez le nouveau-né, chaque kilogramme de poids corporel reçoit 379 grammes de sang ; à trois ans, la quantité est moindre; chez l'adulte, elle n'est plus que de 206 grammes. On peut supposer que les organes en voie de développement enlèvent rapidement au sang son albumine pour se l'annexer et la préservent ainsi de la destruction. Mais peu à peu les cellules venant à augmenter dénombre, elles ne soustraient plus au courant sanguin qu'une quantité

Hfi(;iMI': l)K LA IT.r.MII'RK KNl'ANCK. ^2()'J

inoindro (rall)imiin(;, (M en (liUruisoiil, de plus on plus, do sorte que, liiialcincnt, il laudi-ji plus d'all)umin(i |)Oiir défrayer la pruduelion de la substance corporelle.

L'alimentation du nourrisson (;st (généralement uniforme pendant la première année. Camerer a calculé qu'un cnl'ant sain, du troisième au douzième jour, prend, j)ar kilogramme de poids corporel, de ^l^\h à /i-^'^TO d'albuminate, 2fe'',8 à 5!î'',5 de graisse et de 2^'',8 à 5&',7 de sucre de lait. Du dix-huitième au cent soixante-troisième jour, la caséine par kilogramme de poids est plus uniformément consommée, (de 4 gr. à 48^'\8). Avant le sixième mois, le lait maternel est calculé approximativement à 1300 grammes; il faut plus de lait de vache. Il y a alors, par kilogramme, consommation de T^''',^ de caséine, de j»'",! de graisse et de 8"'", 5 de sucre de lait. Un kilogramme de poids corporel de l'adulte ne consomme que l«ï'',8 d'albumine, 0»'',8 de graisse et 7*''', 5 de sucre. Pendant les premiers jours, l'enfant augmente plus rapidement qu'au deuxième mois.

A six mois et au delà, l'accroissement n'est plus que le quart ou le cinquième des premières semaines; la composition, c'est-à-dire le fonctionnement des cellules vitales tend alors peu à peu à rentrer dans les lois régulières.

Désassimilatio7i chez le nourrisson, calculée par V élimination d'urée dans les urines. — Pendant les premiers mois de la vie, les albuminates s'annexent, comme nous l'avons dit, bien plus facilement (jue plus tard; par contre, les graisses introduites se détruisent [)lus ('onq)lètement ; voici les preuves.

En analysant les urines, on n'a trouvé par kilogramme de poids au dixième jour, (|ueO"', 05 d'urée dans les uriuos, tandis que l'adulte en élimine au moins 0'"",r)0 (Marliii et Uuge). Donc, la quantité d'urée excrétée pendant les ])r(Miiiers jours est sensiblement moindre que chez l'adulte, bien que l'enfant

SÉE. V. — u

210 CHAI». 'J. — HI-.r.l.MK SKLON LKs ACKS KT LK SEXK.

absorIxMiiic (|u;mlil(' hicii plus iiiar(jii<''<; (r.ilhuminatcs; c'est (\\n' rciil'iml s(Miil)l(' rciciiii' les alhiiiiiiiiah's poiii- Taccroisse-

IIR'Ill.

Aussi poul-on dire avor Korslor que dans raliinonlation arliliciellc il y a toujours, relativoMiciil aux alhuniinalos, une proportion Irop niai'qu(''o do l'écuhî vA de sucre, il va trop peu d'albuminates et même de graisses. Voici un enfant de quatre à cinq mois, pesant 5"^, 53 qui ne prend que 21 grammes d'albuminates, 18 {grammes de graisses, mais par contre 98 grammes d'hydrates de carbone, c'està-dire de fécule et de sucre; la fécule surtout ne peut que nuire à la digestion et à l'assimilation.

Les conséquences qui découlent de ces faits, et les avantages du lait de femme sur le lait de vache (Voy. ch. 2) sont des indices suffisants pour nous guider dans les allaitements artificiels et les correctifs du lait de vache; les additions qu'on lui inflige sont jugées; les farines lactées, les farines d'avoine, etc., qui se font une si rude concurrence ne sont que des pis-aller.

Sevrage, — Les règles du sevrage, si diversement posées, méritent une discussion minutieuse qui trouvera sa place dans le traité des maladies des enfants. On peut d'ores et déjà admettre que les périodes intercalaires de la dentition n'exercent pas d'influence sérieuse sur le choix de l'époque du sevrage, que la suppression subite du lait maternel est une mauvaise condition de succès, que le régime additionnel doit être institué à partir du sixième au septième mois; il doit consister surtout en albuminates, œufs, viandes, etc. Le régime carné au point de vue physiologique est préférable à la nourriture hydrocarbonée (fécules et sucres) dont on charge l'estomac de l'enfant.

RÉOIMK DKS ENFANTS DK DKIIX A DIX ANS. 211

§ 2. — Iti'^tmo ilcH (;nfaii(s de «Icux ù dix niiw

Après la lactation et le sevrage, rinfliience que la croissance exerce sur la nutrition diminue rapidement; à partir de ce moment, les diverses conditions qui modilient la nutrition de l'adulte se font de plus en plus senlir aussi chez l'enfant.

Besoins niitrilifs. — Camerer, en étudiant la nourriture de l'enfant de deux à dix ans et demi, a vu : i° que la quantité d'urée éliminée par les urines augmente graduellement depuis 1^ grammes par jour, jusqu'à 15 grammes en chiffres ronds, 2" que les albuminates nécessaires pour un enfant de trois ans d'un poids corporel de \%fi sont de 44^''', 8 tandis qu'une fillette de dix ans et demi qui pèse près de 2^ kilos, ne consomme que (j7»'",5, c'est-à-dire un tieis de plus, le poids ayant augmenté de près du double. Si on calcule par l'unité de kilogramme, on trouve pour l'enfant de trois ans S»'",^ d'albumine, puis 2&'',9 pour l'âge de dix ans; la graisse, représentée d'abord par 3°'',l descend à 2 grammes; les matières amylacées diverses montent au contraire de 7°'',7 à 1 1^',").

Pour les enfants de six à dix ans la meilleure combinaison alimentaire devra être : G9 grammes d'albumine, 21 grammes de graisse, 210 grammes d'hydrates de carbone (llildesheim). A l'orphelinat de Munich, les enfants de six à quinze ans reçoivent chaque jour 79 grammes d'albuminates, 35 grammes de graisse et 251 giammes d'hydrates de carbone, et tous se trouvent en bon état (Voit) c'est la meilleure ration alimentaire pour la croissance des enfants; elle est la même que celle des vieilles prisonnières qui ont cependant une masse corporelle plus considérable.

Aciiuilé respiratoire. — Dans toutes les conditions de

•i\-i r.iiAi'. '.' iif:(:i.MK skko.n lks A(;ks kt i.k skxk.

rcnraiicL' sa vilalilc paraîl aii^niciil/'c, loiil (Taltoid Tahsorptioii (le roxy<;èii(î (!Sl plus active; Ile^iiaiilL cl IJcizcl ont iiioiilrç que chez les animaux de mùiric espèce, el à poids éfj^al, les jeunes consomnicnt ])liis d'oxygène que lorsque la croissance est terminée. D'une aiilrc pail, la production el rélimination de l'acide carbonique sont également plus ïuarquées; les expériences de Scliarliiig et surtout d'Andral et Gavarret démontrent clairement (pi'à égale distance des repas, la quantilé d'acide carbonique expirée pendant liuit à tieize minutes dépasse sensiblement celle de l'adulte. Conmie l'acide carbonique provient surtout des combustions des graisses et des matières amylacées, on est en droit de supposer que les substances non azotées se fixent moins dans l'organisme de l'enfant que les albuminates; celles-ci ne s'éliminent qu'en proportion moindre que chez l'adulte; ce qui le prouve, c'est que l'urée, qui représente les déchets des principes azotés, est toujours représentée par un chiffre moindre qu'après la période d'augincnt corporel. Les espèces chimiques ternaires (graisse, fécule et sucre) se brûlent, les albuminates se fixent; les unes servent à la production de la chaleur, les autres à la formation des tissus.

Activité calorigène. — Il existe chez l'enfant une autre preuve de sa vitalité, c'est l'intensité de son pouvoir calorigène. On sait que la chaleur produite dans le corps humain se perd, soit par son irradiation dans l'atmosphère environnante, soit par l'évaporation de l'eau dans le poumon ou à la surface de la peau. On sait aussi que les déperditions et les variations de la température corporelle sont réglées principalement par l'activité, c'est-à-dire par les contractions musculaires; elles sont soumises surtout à la contraction ou la dilatation des vaisseaux artériels, qui retiennent la chaleur, lorsqu'ils se resserrent, et l'abandonnent au

i;f:(;iMK dk i.a i»Hi;Mif;i{K knfance. -iwi

dehors lorsqu'ils sonl dilatés de l'aron à mettre le sang sur une lai'ge suiface en contact avec l'air extérieur; tout cet appareil et surtout la calorigcnie s(î trouvent réglés par un centre nerveux nettement délimité par (^li. Ricliet.

La taille de l'animal et de l'homme exerce une influence très marquée sur la réglementation de la chaleur; plus le corps est grand, plus est considérable le rapport de son volume avec sa surface : comme la production de la chaleur doit être proportionnée à la masse de l'animal, comme la perte de chaleur est en accord avec la surface du corps, il en résulte que de deux animaux de même espèce, le plus grand perd relativement moins de chaleur. On peut en conclure que si les deux animaux sont placés dans la même température atmosphérique, la formation de la chaleur chez le plus petit doit être plus énergique.

L'expérience démontre, en effet, que les oscil'ations caloriques sont plus intenses chez les individus jeunes que chez les êtres plus âgés qui ont une chaleur interne plus fixe et plus indépendante des variations atmosphériques. Or, sans combustible, pas de calorique; le combustible c'est l'aliment ternaire, et quel est celui qui développe le plus de chaleur, c'est la graisse qui se combure lentement en nous; c'est encore la matière amylacée ou sucrée qui se brûle immédiatement en formant Tacide carbonique en excès, tel qu'il se produit chez Tenfant. Quant à l'aliment quaternaire ou azoté, c'est le régénérateur principal des tissus à tous les âges, et le générateur chez l'enfant.

Ainsi, toujours même conclusion au point de vue du régime, prédominance forcée de l'espèce chimique albumineuse; utilisation modérée des graisses et combustion immédiate des hydrocarbures.

tili CHAI». U. — Rfir.lMK SELON KKS ACES ET LK SEXE.

s^ ',\. — llii iM'^;liiic du Ijrérn (ilc 10 n 18 nn«)

Lo régime des lyrécs, o])lif(atoirc comme celui de Tarmée, constitue un problème, avec des factJiurs multiples, qui peut se résumer ainsi : 1° la croissance; 2" la croissance iné^^ale et excessive; 3' la calorii'énie plus marquée chez l'enfant que ciicz l'adulte; A° l'activité; physique et intellectuelle; 5" le dévelo])pcment iné<»al des or^^anes; 6" rinsulïisance d'air (;t l'encombrement.

En analysant physioloi^iquement les termes de la qiiestion nous devons tout d'abord tenir compte de la croissance qui domine la situation; la disproportion qui existe entre le poids corporel et la ration nécessaire d'aliments doit disparaître. En effet, il ne s'agit pas seulement de la nécessité de pourvoir comme chez l'adulte au maintien intégral de l'organisme, à l'équivalence des recettes alimentaires et des déperditions incessantes, résultante inéluctable et en même temps condition formelle du mouvement de la vie, de la production de la chaleur et de sa transformation en travail utile; il s'agit surtout de fournir au développement du corps tous les éléments nécessaires, tous les principes nutritifs destinés comme les albuminates à constituer les tissus corporels, comme les corps gras et les féculents à provoquer la calorigénie, comme les substances minérales, surtout les phosphates calcaires à la construction, à la consolidation du système osseux.

Les procédés alimentaires des lycées sont-ils suffisants pour remplir ces conditions? Voici ce que je trouve dans le règlement que le proviseur d'un des principaux lycées de Paris a bien voulu me soumettre.

« Poids de viande cuite, parée, dégraissée et désossée :

» Pour les élèves (extra-grands) de mathématiques spé-

UÉOIME DU LYCKtN. 21.')

ciales, de philosophie et de rhétorique: 100 grammes par repas.

» Pour les grands élèves de la seconde et de la troisième classe : 85 grammes.

» La série des élèves moyens reçoit 70 grammes.

» La quatrième série ou des petits (sixième classe) prend 50 grammes par repas.

» Trois fois par semaine, le dimanche, le mardi et le jeudi le repas de midi comporte deux plats de viande, ce qui fait 134 grammes pour les extra-grands, 112 pour les grands, 94 pour les moyens et 84 pour les petits. »

Voici les remarques au sujet de cette distribution.

Pourquoi pendant trois jours privilégiés la ration de 134 grammes à midi, et de 100 grammes le soir pour les adolescents de la première classe? elle est peut-être suffisante, certainement nécessaire; mais les enfants qui reçoivent pendant ces trois jours 84 grammes d'une part et 50 de l'autre sont imparfaitement nourris au point de vue des albuminates. Les 134 grammes de viande ne représentent pas le chitîre exigible de 14 à 15 ans, c'est-à-dire 69 à 75 grammes de chair musculaire pure débarrassée de tous les nerfs, tendons, aponévroses, vaisseaux, tissu cellulaire; la quantité d'albuminates prescrite ne vise pas assez la croissance. La différence de 100 grammes de viande entre les petits et les très grands est calculée sur le poids corporel de l'enfant. Or nous savons que l'unité kilogrammatique de l'enfant exige plus de principes albumineux que le kilogramme d'un grand lycéen et surtout d'un adulte.

Que dire maintenant des trois jours vulgaires; ici les 200 grammes quotidiens de viande des plus grands confinent à l'insuftisanre, et les 100 grammes du petit à l'inanition. — Je ne parle pas du vendredi qui est bourré d'œufs au point de rendre peut-être albuminurique ; bis repeiila non

-2it) CHAI'. '.). - i!f;<;iMK sklon li;s acks kt lk skxk.

phtifitl, le [)oisson, le. lailcl les l('';4iim»'s s(m'.s complrlcr.'iij'ril hicii mieux la (Hiidili'' (ralhiiiiiiiialo (pic irrlaiii'' Toi'^^auisiiKï.

Je viens de cilci' le |ye(''(; iiiodèji' ; en voici nu .inlic où les Ihèiiics les plus variés el les piéparations les j)lus inl^éiiiousos porleul loujoiiis sui' uu ehillVe ou hion indéteiminé ou hieu iusullisaul de viandes; les choux, les poiunries de leire li<;ui'enl souvenl. à la lahie l(3S uns avec un azol(3 inassiniilable, les autres sans azote avec une piédoininance marquée de fécule ; il n'y a pas là (hujuoi remplacer la viande. Dans presque tous les lycées je vois apparaître heureusement pour le preiniei" déjeuner le cliocolal, la soupe au lait, le café au lait, excellent aliment à un double point de vue; le lait présente les trois espèces chimiques: albumine, caséine, graisse et sucre de lait, et le café contient une substance éminemment utile pour le maintien des fonctions musculaires et cérébrales (Voy. chap. 6). Dans un de ces lycées, ce déjeuner est remplacé deux fois par semaine parla soupe à l'oignon; cette variante n'est pas heureuse. Dans un autre lycée les repas principaux sont marqués par la confusion et le déficit. Les grands et les petits ne sont plus séparés; pour tous la quantité de viande atteint à peine les limites du régime cellulaire ; ici ce sont les dimanches, mardis et jeudis qui sont réduits à la portion congrue de 45 grammes, 104 et 141 grammes par élève et par jour; les jours pairs sont desservis par 1^3 grammes! ! ! quant au vendredi : choux marines aiuv œufs, ceufs Béchamel pour le repas de midi; pommes de terres sautées et lentilles bretonnes pour le souper; le poisson, qui est une chair de premier choix, manque totalement; c'est en un mot le jeûne ofticiel. Si maintenant on analyse le genre de viandes usitées et leur mode de préparation, on est frappé de l'absence presque constante du bœuf l'ôli; le bœuf est en vinaigrette, ou à la mode, ou en

Page 1