‹ Du régime alimentaireChapitre 65 sur 168 · r> (Il M'. I lus. - TKAITi: MI.NT DFS r.\STniQUES · texte numérisé non relu

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seul les élciiK'iils (le iii;mv;iis(î iiaLurc ou i)aiasitaircs comme les sarcincs, les cellules de levure, etc. C'est j)ar là «lu'il joue vis-à-vis (le l'or^anisiue un lolc ])role('leui' eonlie tous les Terments qui pourraient jxMirIrer (laiis le san^^ et nuire à notre économie; c'est certainement là un service important qu'il rend à la nutrition générale. Kii r-flet, son action dij^estiv.' peut être suppléée pai" Tintestin ; dans leur parcours à travers le tube intestinal les aliments qui y pénètrent, après mastication et division, sont tous soumis finalement à un moment donné à l'acte de la résorption, même quand ils ont passé intacts par l'estomac. Gela ne veut pas dire que l'estomac ne serve à rien pour la digestion et la résorption, mais dans cette fonction il peut être remplacé tandis que son action dépurative est utilisée sans cesse et sans conteste, comme le fait remarquer Alb. Iloftmann ; à ce point de vue il est indispensable à l'organisme, de là le péril quand il fonctionne mal. On peut bien supposer l'estomac absent, sans que nous courions le danger de mourir d'inanition, mais nous sommes exposés à une véritable invasion d'agents de fermentation, contre lesquels l'intestin ne saurait nous prémunir. Songeons à la série de décompositions qui s'opèrent déjà dans la boucbe et sont enrayées totalement dans l'estomac; c'est là que se trouvent annihilés tous les corpuscules délétères, tandis que tous les microzoaires utiles et inoffensifs conservent leur action et leur activité dans l'intestin (Hoffmann).

Le pouvoir de l'estomac de répondre à ces diverses indications réside manifestement dans la texture presque inaltérable de sa muqueuse, dans la sécrétion de ses sucs digestifs si énergiques, et en outre dans son mécanisme qui tient les aliments renfermés un temps plus ou moins long, dans un incessant contact avec les sucs digestifs, d'autant plus que le pylore et le cardia, c'est-à-dire les deux ouvertures de l'es-

DE LA nf.PU RATION DE L'ESTOMAC. 327

toinac sont closes. Ainsi pour le l'onctionnement régulier de l'estomac nous exigeons l'intégrité de l'appareil protecteur, Tact ion des glandes, et l'énergie de la musculature stomacale. Lors((ue la couche musculaire est afTaiblie ou altérée, il en rtîsulte d'abord une distension gazeuse, puis une dilatation de l'estomac; dans ce cas les aliments séjournent plus longtemps, ils se décomposent, et il selorme à leurs dépens, sous l'influence des ferments digestifs, des sécrétions altérées, et en outre des alcaloïdes de putréfaction, des ptomaïnes qui constituent un véritable foyer d'intoxication. C'est dans ces cas complexes de dilatation stomacale, que le lavage de l'estomac trouve son application. La sonde et le siphon débarrassent l'estomac des corps étrangers qui s'y sont introduits du dehors, et des alcaloïdes toxiques qui s'y sont formés. Mais cette opération peut être évitée dans bien des cas par des moyens plus simples, plus usuels et en particulier par l'usage des boissons abondantes, surtout par les boissons théiqucsquine fermentent pas, comme les liquides vineux ou alcooliques. Cette méthode est bien plus rationnelle, en tous les cas plus pratique, plus tolérable que l'abstinence des boissons qu'on a recommandée dans le but théorique d'empêcher la dilatalion ou de la réduire.

Supposons même que les parois stomacales ne soient pas distendues, qu'il n'y ait pas de dilatation, qu'il ne s'agisse que de la dyspepsie chimique et de ses produits inuliles ou dangereux ; le lavage naturel pourra hâter, ou du moins favoriser la digestion, en débarrassant l'estomac de tous les produits anormaux, muqueux, qui entravent la sécrétion gastrique. L'eau ingérée en abondance fait rapidement passer dans l'intestin les substances non digérées, les faisceaux de muscles, les fragments d'albumine coagulée, qui n'ont pas trouvé dans l'estomac leur dissolvant chimique. Ces sortes d'irrigations projettent ainsi dans le tube intestinal

328 CIIAP. I BIS. — TUAITEMENT DES GASTRIQUES.

tous les forincnls de dccomposilioii (jni pcuvonl vivre dans 1111 milieu îicide, coiniiio le suc gastrique, mais (jiii ne sauraient résister dans un li(|uide de culture alcalin, comme Test le suc intestinal.

Pour empêcher la vivification de ces ferments et la for" mation des produits de fermentation, on a lente bien des fois et par dar^ moyens divers de faire de l'antisepsie stomacale à l'aide de l'acide salicylique, du cliarbon, du bismuth mêlé avec les aliments, et surtout avec l'acide borique injecté par le tube œsophap^ien (Rosenlhal); cette dernière tentative, très logique d'ailleurs, paraît avoir réussi en raison du lavage, bien plus que par le fait de l'antisepsie; ce sont les boissons aidées du régime, ce sont les ablutions stomacales qui seules peuvent arriver à produire la désinfection de la cavité stomacale.

§ 5. — Deis fécales chez les dyspeptiques

Il est des aliments qui sont principalement du domaine de l'estomac, ce sont les albuminaies, c'est-à-dire les viandes, les œufs, la caséine du lait, la fibrine du sang; c'est sur les albuminales qu'ont porté toutes les recherches; c'est sur leur degré de transformation en peptones, c'est-à-dire en produits assimilables qu'ont porté toutes les analyses; ce sont les dyspepsies chimiques proprement dites de l'estomac, dont il faudra chercher le remède.

Mais que deviennent les autres aliments qui accompagnent les albuminales? que deviennent d'abord les fécules? Van den Yelden a démontré que le ferment des substances amylacées, que la diastase ne développe et ne conserve son pouvoir de transformer ces substances, que pendant le temps que l'acidité du suc gastrique résulte des acides organiques (c'est-à-dire au commencement de la digestion), que ce fer-

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