RÉGIME DKS DILATATIONS GASTRIQUES
^^ 7. — IKé^iiiic (l<'M (lilalaliiiiiM ^^nMtri<|iie.s
Nous touclions ici à une question d'actualité. Tous les gaslri([ues, d'apics la théorie nouvelh,', ont une dilatation. Il est même une foule d'individus qui n'éprouvent pas le moindre trouble stomacal, qui ne se [)laii^nent de rien, et qui présentent néanmoins tous les signes de la dilatation ; ils ne demanderaient pas mieux ({ue de garder leur inofTensive eclasie; mais il faut que l'estomac rentre dans ses dimensions normales, et que le malade se soumette au légime commun des dilatations; c'est un dilaté sans persuasion. — Or, que faut-il faire pour obtenir ce résullat? Remonter à la cause? puisque toute l'espèce est frappée dans sa capacité stomacale, il n'y a plus de cause, ou bien c'est une cause universelle. — Il faut donc vider l'estomac et empêcher le malade de le remplir à nouveau; le lavage atteint facilement le premier but, mais tous ne se soumettent pas à cette méthode, et force est de se borner à la deuxième indication ; comme ce sont les liquides qui sont censés dilater l'estomac, on les supprime ou du moins on les raréfie dans la mesure du possible ; c'est par l'assèchement qu'on veut obtenir la réduction de l'organe. — L'abstinence des boissons constitue le credo. Le régime alimentaire est moins important, pourvu qu'on exclue les aliments très aqueux. H m'est bien démontré, en eiVet, par l'expérience, que les aliments les plus riches en eau connue les viandes jeunes, comme les légumes frais, les fruits sont encombrants, sans profit pour le malade : aussi je prescris des viandes fortes sous un petit volume et débarrassées des parlies tendineuses, du poisson sans graisse, des œufs, des fécules azotées, des légumes secs décortiqués, du fromage, c'est-à-dire tous les aliments qui nourrissent sans surcharger l'estomac, et surtout qui n'exigent pas un travail mécanique
'SM\ ClIAP. I BIS. — TIIAITKMKNT DKS GASTIUyUES.
exa«;ére, des contraclions trop cn('r';i(|uos, Irop léjxUécs polir brasser les alimciils et les iiicttnî au coiitacl du suc gaslilipie. Voilà le viai moyen (reuipèeher la distension de l'organe. Reste rahslinciict' des boissons. Sur eette question mon opinion est laite. — Il y a là une li(''i'ésie pliysiologi(iue el un véiitahle dan<,^er; je le jtrouve. J'ai vu depuis qufîhjues mois dix malades n''duils à une maigreur (.'xirème et à une débilité elîrayante parce qu'on ne leui- pei'mettait ([ue les 2/3 d'un litre d'eau vineuse par jour et la dilatation n'était pas guérie. D'autres médecins ont vu des laits analogues. — La diète liquide est appliquée précisément pour guérir l'obésité ; le résultat est certain, mais le malade tombe dans un état de dénutrition souvent irrémédiable, comme le démontrent les laits relatés au chapitre de l'obésité. — Rotenfels cite trois cas d'albuminurie, dont un mortel, à la suite de l'abstinence des boissons pour faire maigrir. Que dire après cela du supplice inutile et dangereux infligé aux dilatés? L'hérésie physiologique ne vaut pas la peine d'être discutée après de pareils désastres. On sait en effet que ce n'est pas l'eau qui dilate l'estomac, qu'elle n'y séjourne pas, qu'elle est en partie absorbée, et que la plus grande partie passe rapidement dans l'intestin; ce ne sont pas les liquides qui dilatent, c'est l'atonie des parois qui les laisse se dilater.
§ 8. — Des cartes culiiinircs
Après cette longue discussion sur l'origine et la nature des dyspepsies, sur la genèse et la caractéristique des gastronévroses musculaires ou sensitives, après l'étude minutieuse des moyens de traitement alimentaire des unes et des autres, nous n'avons plus qu'à résumer, pour le médecin, les principes physiologiques qui doivent servir de base à la ration des gastriques, puis à fixer le malade sur les espèces