‹ Du régime alimentaireChapitre 76 sur 168 · DES FIÉVREUX · texte numérisé non relu

DES FIÉVREUX

Pour instituer scientifiquement le traitement alimentaire des fiévreux, il importe avant tout de connaître la nature et les manifestations de la fièvre en général; il s'agira ensuite de distinguer parmi les fiévreux ceux (jui, par le cours régulier de la maladie, n'ont qu'une lutte passagère à soutenir contre les éléments morbides, et ceux dont l'évolution

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Iciili", proloM'^rM' (lu mal, exi^c le iii.iiiilicii des forces et riiilt'<irali()ii on philùt la réiiité^ralion de la iiiiliilioii <^{'A\{tlalc. Lt' .^('iil lien (•(niiiiuiii de ces divci's «icnres de malades, c'est la lièvic; les divergences comnienceiil aussitôt a[)rès; si, (Ml elVel, on peut sans crainte abandonnei' à la nature, et j'ajonteiai, à l'abstinence, les fi(jvreux atteints de fièvres éruplives (scarlatine, roup^eole, variole) qui n'ont (|uc quatre à six jours de fièvre, si môme on peut discuter l'alimenlation des pncumoniqucs qui j^uérissent en sept, liiiil ou neuf jours, il n'en est plus de même pour les typliiques» qui ont à redouter les effets de l'inanition et les résultats de riiyperthermie pendant vingt-cinq à quarante jours, (ju'est-ce tout d'abord que la fièvre?

^ 1. — De la chaleur normale

L'organisme a le privilège de former la clialeui", mais comme elle se perd sans cesse par toutes sortes de voies^ il faut de toute nécessité, si la température corporelle reste constante et fixée normalement à 37 degrés, que ce même organisme soit muni d'un appareil régulateur qui tienne la balance exacte entre la production et la déperdition de calorique.

a. La perte a lieu par trois moycns, tout d'abord par V irradiation; celle-ci est d'autant plus intense qu'il y a une différence plus marquée entre la chaleur corporelle et la température de l'atmosphère, puis par la conduction; — c'est-àdire par le contact de la peau avec les corps environnants, ou bien par l'entrée de l'air inspiré dans les voies pulmonaires, par les aliments froids introduits dans les organes digestifs. L'évaporation par la peau et par les poumons constitue\le plus puissant mode de réfrigération, si bien que, d'après Helmholz, sur 100 parties de chaleur perdue, 77 pour iOO

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